Publié le 11 juillet 2010

Bonjour à tous, je pars pour une semaine Ã
Mont-Laurier afin de suivre une formation en art performatif.
Sylvie Tourangeau offre un atelier de création
interdisciplinaire. « Le mode
performatif et la façon de personnaliser et de combiner les actions, les
mouvements, les mots, les images, les objets, la parole, la recherche sonore,
et les autres véhicules d’expression. Une série d’exercices de centration,
d’observation, de mises en situation, de travail individuel et de courtes
présentations alliant conscience du moment présent et présence authentique
seront intégrés à l’atelier. Les participants auront également la possibilité
de créer des interventions instantanées dans la ville. »
Une semaine pour moi afin de me retrouver. Une
semaine de découvertes de nouveaux modes performatifs influencés par mon
dernier voyage… Une énergie différente, intense et inconnue m’attend afin de me
préparer pour la prochaine Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda. Je
ferai une performance le vendredi 1er octobre 2010 à L’Écart.. .lieu
d’art actuel.
Au plaisir de vous voir également le 28-29-30 juillet 2010 pour
la vente-trottoir de Rouyn-Noranda pour l’événement L’Humain et la matière. J’aurai
besoin d’objets que vous désirez vous débarrasser que j’intégrerai à ma
sculpture. Exemple : vieux toutous, chaussures, etc. N’importe quoi qui
n’est pas cassant.
Bon été à tous!
Véro xx
Publié le 1 mai 2010
Bonjour à tous,
J’aurais sûrement préféré vous écrire dans un autre contexte mais la vie étant ce qu’elle est … nous ramène toujours à la réalité!
L’histoire est que l’adresse courriel verodou@hotmail.com m’a été volé par un pirate informatique ce qui a valu le courriel qui insinuait que j’étais en Côte d’Ivoire et que j’étais dans le pétrin. CE QUI EST TOTALEMENT FAUX. N’ENVOYEZ SURTOUT PAS D’ARGENT!
Je suis en Abitibi. L’intrus a pris possession de mon compte, changer mon mot de passe et toutes mes informations personnelles. J'ai fait la gaffe de croire à un courriel me demandant de donner mes infos personnels sinon MSN allait fermé mon compte!
Selon MSN Costumer report, c’est moi l’imposteur! Il ne me croit pas ! Alors un petit conseil d’ami, faites des copies de vos dossiers, de votre carnet d’Adresse, de votre liste MSN, votre nom de MSN etc.
La police est au courant du dossier! L’enquête suit son cours!
Je remercie tous ceux d’entre vous qui on cru bon m’avertir de cette arnaque. En fait, j’ai compris que je ne suis pas seule au monde mais entourer de gens que j’aime et ce, même si on n’a pas l’occasion de se le dire ou de se voir souvent.
Je prends donc l’occasion pour vous dire à quel point vous êtes important dans ma vie et que j’apprécie votre support.
Merci d’être lÃ
Véronique en Abitibi
Publié le 8 mars 2010
« Ma vie est mon message » Mahatma Gandhi

Allo tout le monde, je suis désolée d’avoir laissé un long laps de temps avant de vous livrer la fin du voyage ou plutôt le retour…comme tout retour de voyage, celui-ci requiert un moment de réadaptation!
Quoi conclure de cette merveilleuse aventure? Pas facile! Mais ai-je vraiment envie de conclure?
Non!
Je sens que c’est le début de quelques choses plutôt que la fin d’une autre…
J’avoue que je me sens différente. J’arrive au Québec dans une énergie du présent ce qui m’ouvre à toutes possibilités. La difficulté est d’être dans cet état de paix même ici chez-nous dans le quotidien. J’aime le voyage parce que je suis capable de vivre au moment présent, d’apprécier les choses sans me soucier du futur ou de me soucier de ce que je pense être. Je me permets de me redéfinir constamment…
Comme par exemple, la semaine durant laquelle j’étais seule avec mes filles, m’a permis d’apprécier les moments avec elles sans me soucier des corvées de la maison, de mon travail, de mes engagements vis-à -vis mon groupe en environnement, de notre basse-cour, de mes réalisations artistiques, de mon copain ou de mes amis. J’étais entière à elles pour une des rares fois et je suis triste de le constater. Tout ça pour réaliser qu’il est important pour moi de trouver des moyens d’être dans le moment présent. Je dois essayer de ne pas me faire embarquer dans la folie de nos vies surchargées de peur de mourir en étant personne ou en ayant accompli pas grand-chose sur cette terre.
Si je vis en faisant le bien autour de moi est-ce assez pour remplir ma vie et d’en être pleinement satisfaite? Puis-je me donner le droit d’ÊTRE sans avoir besoin de démontrer à la terre entière ce que j’ai fait ou ce que je fais ou ce que je ferai?
Les moines que j’ai côtoyés semblaient vivre en paix dans la méditation ,et pour certains, dans l’enseignement de la sagesse bouddhiste. Me suffirais-je d'être nomade? De vivre pleinement avec mes voyages, ma famille, de mes réflexions, de voir mes amis l'occasion, du yoga et de la méditation?
Bref, je vous laisse sans réponse mais plutôt dans un questionnement de vie.
Je veux cependant prendre le temps de vous remercier d’avoir été présent tout au long de notre voyage et surtout, de vous remercier de vos chaleureux commentaires qui faisaient effet de crème dans mon café! Je suis cependant désolée de ne pas avoir pris le temps de répondre à chacun de vous.
Si vous désirez recevoir la suite de mes billets blog ou de recevoir des nouvelles de mes prochaines expositions, inscrivez votre courriel dans ma liste d’envoi au : http://www.veroniquedoucet.com/accueil.html
Merci d'être là !
Véro de retour la création xxx
Pour ceux qui non pas eu la chance de lire tous les billets blog :http://blog.veroniquedoucet.com/



Publié le 17 février 2010

Après 24 heures de transport (12 heures de train et 12 heures d’autobus), je retrouve les miens avec une grande joie et beaucoup d’émotions! Éric avait trouvé un petit bungalow tranquille, avec piscine non loin de la plage. Pendant cinq jours, il nous fallait de peu pour être heureux : promenades en scooter, bonnes bouffes, cueillette de coquillages, devoirs, piscine, tandem à trois sièges(expérience plutôt comique!).
Afin de souligner notre dernier séjour dans le sud, nous nous sommes payés une soirée de Thaï box, la totale. Une banquette pour nous tout seul à 10 mètres de l’arène. Nous avons eu droit à 7 parties. Chaque participant faisait une danse traditionnelle ce qui leur permettait d’atteindre un certain niveau de concentration. C’était beau à voir!
Au début, nous avions peur qu’il y est trop de violence pour les filles…mais il y avait des combats pour tous les âges. Nous avons été surpris de voir des jeunes d’environ 10 ans au combat! Les encouragements des parents étaient comparables aux parents qui vont voir la partie de hockey de leur gars! Moi, j’avais mon objectif de caméra pour filtrer les combats. Dahlia, elle faisait les gestes tandis que Fiona a trouvé sa soirée : « Cool, mais n’aurait pas aimé voir un de ses amis combattre.
Le décompte est parti, aujourd’hui le 15 février 2010, neuf jours seulement à faire avant la fin de notre voyage.
Nous sommes arrivés à Bangkok, ce matin, sur le train de nuit avant de repartir dans le nord vers Chang Mai pour 4 jours. C’est également ici qu’Éric part de son côté afin de se retrouver un peu à son tour!
Donc, je pars seule avec mes filles afin de découvrir le nord avant de passer les 3 derniers jours à Bangkok!
À bientôt
Véro qui a hâte de vous voir!



Publié le 13 février 2010

« L’important n’est pas de vivre mais de vivre selon le bien » Socrate
Nous prenons donc le train en direction de Chennai anciennement nommée Madras. La durée du voyage : 5 heures. Tout se passe très bien. Nous sommes maintenant très organisés. Nous avons tout ce qu’il nous faut en nourriture pour faire la route. Durant presque tout le voyage nous avons deux banquettes à nous tout seul. Les filles font leur sieste afin d’être en forme pour le vol de minuit vers Bangkok.
Après 4 :30 heures de trajet, le train commence à se remplir sérieusement. Nous avons désormais peu d’espace pour bouger. Je crois que c’est l’heure de pointe. Nous comprenons que le train de province se transforme en train de banlieue près de grande ville. Nous sommes presqu’arrivés à Chennai. Alors, nous nous informons combien de temps il reste avant d’arriver à destination. L’un des passagers nous demande où nous voulons aller. Éric répond l’aéroport. Alors, ils se mettent à parler entre eux pour finalement nous dire que nous aurions du débarquer il y a déjà 4 stations. Nous nous dépêchons à ranger nos choses afin de débarquer le plus vite possible parce qu’ici, le train arrête à peine une minute à chaque station. Un bon samaritain débarque avec nous et nous indique le chemin. Il va même jusqu’à acheter nos billets sans vouloir être remboursé! Un autre homme nous aide à emporter nos valises. Nous sommes surpris par cet excédant de bonté. Nous nous dirigeons vers une autre voie afin de revenir sur nos pas.
Le train arrive. Il est bondé de femmes. Éric arrive à peine à entrer, la moitié de son back-pack est à l’extérieur du train. Il place Dahlia au-dessus de la mêlée. Il y avait tellement de monde qu’elle tenait toute seule au-dessus de cette foule. Fiona s’était faufilée plus vers l’intérieur. Elle avait de la difficulté à respirer son visage était au niveau des sacoches. Elle prenait son air comme si elle était prise sous l’eau. Moi, j’étais sur le bout des pieds, une valise dans les mollets et j’essayais tant bien que mal à m’agripper après les poignées suspendues. Il ne nous en a pas pris long avant de décider de sortir à la prochaine station même s’il nous en restait 3 autres à faire… Au diable les dépenses! Nous prendrons un taxi pour se rendre à l’aéroport…
Le train n’était même pas arrivé que les femmes commençaient à pousser. Elles devaient absolument sortir à cette station sinon elles brûleraient en enfer! Une vraie panique de fin du monde. Tout était permis pour sortir de ce train. Comme si l’excédant de bonté venait de s’envoler en poussière afin qu’un équilibre se créé par cet excédant d’égoïsme!??
Éric réussit à sortir Dahlia, sa valise puis la poussette qui par on ne sait quel moyen, s’était retrouver sur le sol près de la sortie. Pour ma part, il était inconcevable que je sorte du train sans Fiona. J’essayais donc de nager dans le sens contraire du courant. J’ai réussi à résister quelques instants pour ensuite me faire littéralement projeter vers la sortie par une armée de femmes enragées en laissant Fiona seule…avec sa valise. Elle était complètement paniquée à l’idée que le train reparte. Éric me demanda de surveiller Dahlia et les valises sur le quai afin de retrouver Fiona. Avec chance le train était toujours arrêté. Il réussit à tirer Fiona en larmes et complètement en état de choc. Je tremble comme une feuille m’ont système de défense m’avait fait oublier le moment ou j’ai dû abandonner Fiona dans le train. Je criais la valise, la valise!
Éric rembarqua dans le train en marche à la recherche de ladite valise. Il était décidé de se rendre à l’autre station s’il le fallait. Pour Fiona, son cauchemar continuait. Elle voyait, cette fois, son père se faire emporter loin de nous. Moi et les filles étions sur le quai, encore sur le choc à ne pas trop comprendre ce qui venait de se passer. 5 ou 10 secondes après, Éric avait réussi à retrouver la valise et la lança sur le quai. Le train toujours en marche, Éric fit une cascade digne d’un vieux western et se lança, sans hésiter, sur le quai à son tour. Il atterrit sur le côté, rempli d’adrénaline. Il était le héro de notre propre malheur! Une troupe de personnes nous entourait afin d’essayer de comprendre le drame. L’un avait lu la cascade d’Éric. Voyant toujours Fiona en larmes, il s’approcha d’elle en lui racontant avec admiration, en langue tamoule bien sûr, l’exploit de son père…et nous suggéra d’attendre 5 minutes afin de laisser passer l’heure de pointe. Nous étions à nouveau réunis mais tous un peu ébranlés sauf Dahlia qui ne comprenait pas ce qui venait de se produire. Nous attendons un bon 15 minutes avant d’oser reprendre le train. Nous avons attendu qu’un wagon soit presque vide afin de pouvoir y entrer et sortir sain et sauf et tout le monde ensemble!
Ce qui nous surprenait le plus c’est que les femmes voulaient sortir à tout pris de peur de manquer leur station. Le fait est qu’il y a des trains à tous les 5 minutes. Pour elles, c’était plus important de sortir que de nous aider avec nos enfants ou nos valises! Moi, qu’aurais-je fait à leur place?
Tout ça pour vous dire que l’Inde n’est pas terminée tant que vous n’êtes pas atterrit dans un autre pays!
bye
la famille en cavale!


Publié le 9 février 2010

8 décembre 2553 (leur ère ici débute avec la mort de Bouddha)
" C’est en vous souvenant que la mort vous guette que vous devenez un guerrier, dont la moindre des actions a un sens et de la dignité " AJAHN JAYASARO
Je viens tout juste de terminer une retraite de 5 jours dans le Monastère bouddhiste Wat Pah Nanachat situé en forêt vierge dans le nord-est de la Thaïlande. J’y avais déjà séjourné lors de mon premier voyage en 1999. Éric et les filles sont dans le sud près de Krabi.
Je dois m’adapter aux règles strictes du monastère : un repas par jour, le levé se fait à 3 heures du matin, pas de musique, pas de jeux, pas de romans ou autres livres distrayant, pas de bijoux ou artifices. Je ne dois pas dormir dans un beau lit. Donc un petit matelas de sol fait office de lit. Je dois mettre un uniforme : blouse blanche avec jupe longue bleu marine pour les filles (comparable à l’uniforme du Collège Marie-de l’Incarnation!) et pantalon blanc pour les gars. Un homme qui désir rester au monastère plus de 3 jours doit raser ses cheveux. Je dois respecter le Noble Silence ce qui signifie que je peux parler seulement lorsque c’est nécessaire.
De plus, il faut respecter les 5 préceptes de l’entrainement à la vie monastique :
Le but de cette retraite était d’approfondir l’enseignement du bouddhiste, méditer et redéfinir mes valeurs et mon mode de vie…
J’ai la chance de partager les Kuttis, les résidences des filles avec Ben et Lee, 2 thaïes fin quarantaines. Ben parle l’anglais tandis que Lee parle seulement Thaï. Nous avons chacun notre petite maison. Moi, j’ai décidé de dormir dans un dortoir afin que je puisse faire du yoga en tout intimité étant donné que ce n’est pas bien vu ici! Une bonne chance que j’ai eu le yoga pour m’enlever les courbatures dû à la méditation. Véro vieillit les amis !
Bien sûr, j’ai eu de la difficulté dans les deux premières journées. Nous avons droit à un seul repas par jour. Les moines partent à l’aube afin de récolter la nourriture qu’offrent les habitants du village avoisinant. Des femmes sont à la cuisine du monastère afin de cuisiner quelque extra tandis que d’autres croyants viennent de partout afin d’offrir de la nourriture, cadeaux ou dons.
De plus, je vivais un vide immense de ne pas pouvoir voir mes filles. Comme si elle donnait un sens à ma vie. Mais on ne fait pas des enfants pour donner un sens à sa vie? Quel fardeau pour eux…J’ai donc trouvé refuge dans la méditation. Et contrairement à l’habitude, c’est dans la walking meditation que j’ai trouvé le plus grand réconfort. Walking meditation consiste à marcher d’un pas lent. Imaginez l’expression faire les 100 pas sauf en essayant de donner une pause à notre mentale ou d’atteindre le présent absolu…pas du tout facile! Une chance que je ne suis pas en processus de création…
Une journée s’organise comme suit :
Ça parait pire que ce l’est en réalité!
Ce sont les enseignements du Bouddha en pà li ancienne langue parlée de l’Inde, que l’on récite de manière chantée. C’est très beau!
D’ordinaire, la méditation se passe plutôt bien. Il n’y en a pas une pareille. Certains se lèvent après un certain pour continuer en" walking meditation ".
Ce monastère est situé en pleine forêt. Alors, nous devons balayer quotidiennement les chemins des feuilles. Nous balayons avec des immenses balaies comparable à des balaies de sorcières avec des branches au bout.
Dès leur retour des moines, une petite communauté de personne vient préparer le repas. Certains sont présents chaque jour tandis que d’autres viennent à l’occasion afin de prendre le repas et recevoir les paroles du moine en chef. Nous, nous aidons à séparer la cueillette. Nous trions les divers aliments. La moitié des plats sont des plats typiquement thaïs que l’on retrouve rarement sur nos menus de touristes. J’ai souvent de la difficulté à savoir comment les apprêter!
Le repas se déroule de façon hiérarchique: les moines vont se servir en premier. Souvent les plus anciens font porter leur bol par un homme ou un garçon. Ensuite, ce sont les hommes nouvellement arrivés qui suivent. Ensuite, c’est nous les femmes novices et nonnes.
Ce qui me dérangeait lorsque j’étais ici y il a 11 ans, c’est que les nonnes passent après les hommes novices. Dans le temps, il y avait 2 nonnes thaïs depuis 10 ans qui devait manger après le gars qui était arrivé hier…disons qu’il y a de la discrimination. Bien sûr toujours dans ma perception de femme occidentale!
Disons que je n’aurai jamais autant torché!
C’est le moment de pratiquer ta méditation, faire de la lecture, laver ton linge, faire du yoga pour ma part. Une petite sieste d’une demi-heure est inévitable.
C’est le moment de prendre un thé, tisane, café. À l’occasion, nous avons des petites friandises. J’ai adoré cet instant. Moi, Ben et Lee en profitions pour parler du bouddhiste et de la culture thaïe. Même si nous n’avons pas respecté la règle du Noble Silence, ce sont les instants les plus humains de mon séjour au monastère!
Durant mon séjour j’ai eu quelques moments forts. Le premier a été le dimanche lorsqu’une centaine de croyants récitaient en parfaiteharmonie (chanting), en thaï et en pà li l’enseignement de Bouddha. J’ai fait du " Roger ", je me suis mise à pleurer. Tout de suite après, nous faisions la file pour le repas lorsqu’une petite fille d’un an s’est approchée de nous. Spontanément, elle s’est avancée vers moi. Je me suis alors accroupie et instinctivement elle m’a touché la joue. Comme si elle sentait ma fibre maternelle ébranlée. J’ai encore pleuré.
Mon dernier moment fort a été lors d’une "walking meditation ". Ça devait faire une heure que je marchais sur un petit chemin pavé à travers l’immensité de la forêt. Mon pas avait ralentit et ma respiration était au neutre. Soudainement, le son est devenu plus sourd, comme si j’étais entrée dans un autre monde. Les écureuils ne fouillaient plus lorsque je passais à côté d’eux. Même les papillons osaient m’approcher. Pour l’instant d’un moment, je n’étais plus l’humain qui regardait la nature mais plutôt l’humain en parfaite symbiose avec elle. Je vivais le présent absolu! J’étais en paix. J’étais bien. Ça vous donne maintenant une petite idée pourquoi je veux approfondir la méditation!
Mon séjour s’est terminé par un cours de géopolitique sur l’Israël par une jeune Israélienne qui était venue pour l’ordination de son père. Israël et la bande de Gaza font souvent la manchette mais je n’avais jamais réussis à comprendre la complexité de ce conflit.
Je suis vraiment heureuse d’avoir pris une semaine au monastère mais là , j’ai vraiment hâte d’aller retrouver Éric et les filles. Je suis à 36 h de les revoir!
À plus
Véro
xx


Publié le 9 février 2010
"Chaque individu est une manifestation spéciale dans l’univers par conséquent, son chemin véritable doit être un chemin absolument unique " La Mère, Entretien du 16-11-1955
Nous ne pouvions pas passer à côté de Pondichéry située dans le sud-est de l’Inde. Cette ville d’architecture française, dû à sa colonisation, est surtout connue pour Auroville et l’ashram de Sri Aurobindo et de la Mère " où l’on dispense un enseignement spirituel qui se veut une synthèse de yoga et de la science moderne. " (Tiré du Lonely Planet)
Dès notre arrive, nous avons voulu y séjourner mais l’endroit affichait complet. De toute manière, ce n’était possible d’y vivre en famille. Nous avons alors trouvé la Villa Lambourdonnais. Une sympathique maison située dans le quartier français, tenue par un français d’origine et une indienne où nous avons loué une chambre avec 3 lits simples et un petit réfrigérateur (800 roupies=20$).
Ce quartier nous rassure par sa propreté et par son côté plus tranquille que le reste de la ville. Je dirais même plus propre et plus tranquille que tout le reste de l’Inde. Certains indiens parlent toujours le français. La nourriture y est plus familière même si nous devons débourser un peu plus cher pour les repas. Une grande allée longe la mer de Bengale ce qui nous permet d’y marcher tout en profitant de la fraîcheur du vent. Les rives sont envahies de roches donc nous ne nous sommes pas baignés. Une immense statue de Gandhi surplombe l’allée piétonnière. Je suis émue…surtout qu’aujourd’hui, le 30 janvier, c’est l’anniversaire de l’assassinat de Gandhi!
Je vois beaucoup d’opportunités ici : retraite dans un ashram, cours de yoga et enseignement spirituel etc. Nous avons pris des renseignements pour un futur pas si lointain! En plus, nous avons visité le lycée français afin d’évaluer la possibilité pour les enfants d’y recevoir un enseignement à la française! C’est une avenue que nous envisageons peut-être…
Nous avons également visité Auroville. Pour ceux qui ne connaissent pas le projet voici une brève description tiré du dépliant explicatif d’Auroville.
"En 1964, le projet d’Auroville commence dans le but de devenir une ville dédiée à la réalisation de l’unité humaine. Auroville veut être une cité universelle où hommes et femmes de tous pays puissent vivre en paix et en harmonie progressive au-dessus de toute croyance, de toute politique et de toute nationalité. Ici, il n’y a aucune religion.
L’inauguration officielle eut lieu le 28 février 1968. La ville, située à une douzaine de kilomètres au nord de Puducherry (Pondichéry) en Inde du sud. Elle compte actuellement plus de mille huit cents résidents dont 45 nationalités différentes. La Mère, une française qui dirigeait l’Ashram de Sri Aurobindo, communauté qui s’est formé autour du yogi indien Sri Aurobindo, fut la force inspirante derrière la fondation d’Auroville. Elle suivit le projet de très près jusqu’à ce qu’elle quitte son corps en 1973. "
Nous sommes allés sur le site mais sans plus. Nous n’avons pas vu les différents quartiers de toutes les nationalités. Toutefois ce lieu nous a grandement inspiré par son originalité et son sens profond du mot humanité en respect avec la nature!
Avant de quitter Pondichéry, nous avons pris le temps de visiter le jardin botanique qui franchement a besoin d’être rafraichi. Disons qu’il y aurait du travail pour " les pouces verts de la famille Gingras " pour au moins 2 à 3 mois! Nous avons également visité les marchés qui sont à mon avis des incontournables en Inde.
C’est donc ici que s’est terminé notre fabuleux voyage en Inde. Nous restons sur notre appétit tellement il y a encore beaucoup d’endroits à découvrir. Ça sera pour une autrefois…
Il nous reste à prendre le train en direction de Chennai, anciennement Madras, afin de retourner à Bangkok!
À bientôt
Véro xxx
p.s. une dernière chronique sur l" Inde reste à venir.



Publié le 31 janvier 2010

Hampi est un endroit formidable à visiter. C’est également dans ce petit village que nous avons le mieux mangé jusqu’à maintenant. Étant donné que les ruines s’étendent sur une longue distance, nous avons loué un guide en auto-rickshaw pour faire le tour.
Nous avons eu la chance de visiter plusieurs temples dont le temple Hanuman aussi nommé le temple des singes. Hanuman est un Dieu avec effigie d’un singe. Nous devions monter près de 600 marches afin d’arriver au-dessus d’une montagne de roches semblables à des amoncellements de menhirs. Nous avons adoré cette expérience. Des vieilles dames indiennes criaient le nom de leur Dieu. Elles étaient belles, souriantes malgré l’effort physique, et inspirantes à voir. Sur notre chemin, nous avons rencontré plusieurs singes dont un qui a réussi à faire peur tous y compris à notre Chamber. Il lui réclamait notre dernière grappe de raisins. À entendre ses cris et son insistance, Chamber n’a pas hésité à la lui donner.
Notre 2e moment fort a été la visite d’un temple. Il y avait beaucoup d’écoliers venus de différentes écoles. Nous étions capables de les distinguer par leurs uniformes respectifs. Ils nous regardaient avec intensité. Ils ont commencé à nous saluer. Du moment que nous sommes mis à leur répondre, ils se sont précipités sur nous. Nous étions entourés d’une trentaine d’enfants qui voulaient tous nous toucher. Tout le monde voulait y passer. Est-ce que s’était les bonnes manières qu’ils avaient appris en classe, difficile à dire mais ils nous ont tous serré la main. Ils répétaient un après l’autre: « What your name ?», « What your name ?» sans nécessairement attendre la réponse. Le scénario s’est répété à au moins à trois reprises…
Sinon nous avons grandement apprécié nos visites historiques. Nous n’avions pas de difficulté à nous imaginer dans un temps passé surtout lorsque nous avons pu entrer dans un temple sous terrain immergé d’eau. Le son était coupé et le fait d’y marcher les pieds dans l’eau rajoutait au côté mystique de la chose comparable à une découverte d’Indiana Jones!
Nous quittons Hampi avec satisfaction. Destination Pondicherry!



Publié le 29 janvier 2010

En attendant mon prochain blog, je vous laisse avec une histoire de pêche à la Chamber!
Après un Noël assez bien arrosé, Chamber et Bigo partent pour la pêche.
Depuis bien longtemps, j’avais le goût d’essayer de faire une pêche typique du pays que je visitais. Pour la première fois, la chance me sourit et cela pour un prix bien raisonnable, soit 10$ par personne. Une aubaine on peut dire! Nous partions pour la pêche avec un thaïlandais, un vrai. Il gagne sa vie grâce à sa petite embarcation : une chaloupe en bois avec un vieux moteur 4 temps, qui une fois sa vie faite sur une automobile, avait trouvé un second souffle sur une chaloupe.
Il est 15hrs, nous sommes à 2hrs du départ. Le capitaine me demande si j’ai des appâts pour la pêche. Il essaie de m’expliquer ce que ça prend mais je ne comprends un ‘’Mosus’’ de mots. Il me dit alors qu’il en trouvera pour nous.
Il est maintenant 17hrs, Philippe Bigonesse, BIGO pour les intimes, arrive avec le lunch et la bière. Huit bières, c’est bien peu pour une pêche de 12-13hrs et pour 4 personnes, mais bien suffisant pour cette aventure! Le capitaine démarre son engin, ce qui annonce notre départ. La famille est inquiète et nous, nous le cachons un peu! Le vent dans le visage, la chaloupe tourne le dos à la plage, nous partons à l’aventure…
Après un merveilleux coucher de soleil, il commence à faire sombre. Il est environ 18h30. Nous arrivons à peine à distinguer le rivage. Il arrête son moteur. Nous sommes impatients de commencer… l’ancre est maintenant jetée!
Première chose à faire : installer une lumière au-dessus de l’eau (néon vert) pour attirer les petits poissons. Vous auriez du voir cette installation, digne des inventions de mon beau-père... Ensuite, nous attendons nos deux experts, pour voir la suite. Toujours pas de ligne à l’eau. Le capitaine demande à son associé dénommé ‘’Oune’’ de nous préparer des lignes, ce qu’il fait sur le champ. En passant, une ligne de pêche par ici, c’est un rouleau de fil à pêche avec un poids à l’extrémité et un gros calmar (petite pieuvre) accroché après l’hameçon. Enfin, j’avais ma réponse pour les appâts! Nous laissons dérouler le tout au fond de l’océan pour ensuite attendre le poisson : « Big fish Big fish » faisait parti des vingt mots anglophones qu’ils connaissaient!
Nos deux amis ne pêchent toujours pas. Le temps d’offrir une bière mais notre capitaine refuse et il nous dit qu’il ne fait que fumer!!! « Oune », lui, accepte volontiers. Capitaine jette sa ligne à l’eau avec une vraie canne à pêche. Pendant ce temps, Oune a la mission de couper la brique pour satisfaire notre fumeur olympique. Après 15 minutes, il est prêt pour sa première pipée. Il nous en offre mais moi et Bigo refusons. La bière est bien suffisante pour cette expérience. Après 2 heures de pêche sans succès, 1 bière pour nous deux et aux moins 10 bonnes pipées pour nos hôtes. Il est temps de prendre une décision. Alors le capitaine décide de déménager. Bigo fait une petite remarque : « Soit que leur stock est pourri, soit qu’ils sont ben stone! »
Enfin arriver à notre 2eme endroit, nous nous disons : « c’est ‘’icit’’ le spot. » C’est un peu plus agité comme endroit mais nous sommes confiants. Nous y croyons vraiment. Après trente minutes, je reste pris dans le fond et rien à faire. Nous cassons ma ligne et il m’en refait une aussitôt. Tout de suite après, notre capitaine fait de même, ensuite c’est au tour a Bigo de casser sa ligne. Il lui en redonne une avec un genre de Jig sans appât. Alors mon Bigo jig, jig et rejig, c’était mourant à voir. Jamais il ne va prendre quoi que ce soit avec un jig tout nu, en plein milieu de l’océan.
Il doit être entre 22hrs et 23hrs. Dites-vous que depuis ce temps, nos deux hôtes n’avaient pas ralenti leur cadence et nous, nous avons à peine terminé notre seconde bière. Capitaine semble être un peu fatigué et décide de faire une sieste alors que Oune, après quelques bonnes ‘’poffes’’, fait de même et s’allonge au devant de la chaloupe sans nous dire aucune consigne…Bigo et moi éclatons de rire! Nous sommes seuls, au milieu de la chaloupe : lui qui Jig et moi qui a sa ligne pris au fond. Wow toute une pêche! Nous avons peine à croire le scénario. Nous prenons donc la décision de s’allonger, moi sur le banc et Bigo dans le fond de la chaloupe. Je peux vous dire que ce n’était pas confortable mais pas du tout.
Après quelques heures, à peine réussi à dormi, nous nous réveillons. Il était 1h30. Le capitaine m’avait dit que la pêche serait bonne vers cette heure. Nos deux pêcheurs se réveillent. Moi et Bigo sommes excités de nouveau. Enfin nous allons recommencer à pêcher! Il nous demande alors si nous voulons continuer ou bien s’en retourner. Bigo répond que nous sommes venus ici pour pêcher du poisson. Alors la décision est prise, nos deux amis retournent à la pipe et s’en retournent à leurs places respectives pour retomber dans un profond sommeil. Toujours aussi surpris, nous sommes encore seul dans cette chaloupe, loin d’être confortable.
Nous sommes encore joyeux malgré nos articulations endolories et le froid dans le corps. Nous rions et rions, à en avoir mal au ventre. Finalement, je décide de m’allonger dans le fond de la chaloupe tandis que Bigo prend le banc, l’endroit le moins à l’abri du vent. Pendant au moins une heure, nous nous regardons et ne cessons de rire.
6 heure du matin, je suis déjà réveillé depuis près de 30 minutes, je mange un peu de pain sec. Bigo se réveille un peu plus tard et fait de même. Capitaine se réveille quelques minutes après Philippe et nous demande si nous voulons toujours pêcher? Notre réponse ne change pas. Il réalise en même temps que nous étions ancrés au mauvais endroit. Nous déménageons près d’une île pas très loin du 1er spot de pêche à environ 45 minutes.
Pour la 1ere fois ça mordait mais seulement des petits poissons. Bigo réussit à en capturer un, assez grand pour entrer dans un bocal de poisson rouge! Pour mon part, je n’ai pas fait mouche. Notre capitaine réussit cependant à capturer un genre de poisson brun. Il était très heureux de sa capture. Il est maintenant temps de retourner voir nos femmes sur le rivage.
Au lieu de revenir exténués d’une nuit de pêche, nous sommes revenus bredouille et courbaturés mais en mémoire, une nuit inoubliable…
Pour notre capitaine, sa mission était remplie car en réalité, c’était nous les poissons…
CHAMBER
Publié le 26 janvier 2010

« …l’égo cherche constamment à s’assurer de son existence afin de pouvoir continuer à dire « moi ». Or, les deux seuls moyens par lequel il peut se prouver qu’il existe sont, d’une part, de regarder le passé pour y décider quels faits participent à ce qui est son histoire et, d’autre part, de se projeter dans le futur pour être certain de pouvoir poursuivre ce tte histoire. Et le présent? Oublié, escamoté, piétiné! » Thierry Janssen
Après notre séjour à Goa, nous sommes partis en train dans la province du Karnataka direction Hampi. Le train est un incontournable comme moyen de transport en Inde. Nous avons opté pour l’option couchette ce qui nous assurait une place. Cependant, nous avons dû délibérer avec des indiens afin de réclamer notre place étant donné que nous avons trouvé notre wagon à la dernière minute dû à un manque flagrant d’indications, toujours selon nos critères occidentaux bien sûre!
Le voyage de 7 heures s’est bien déroulé. Nous étions affamés. C’est Dahlia qui a osé essayer la nourriture vendu dans le train : « Je veux ça ». Elle pointait un chausson frit appelé samosa. Il était rempli de légumes épicés. Pour ensuite faire la même chose avec des galettes frites de patates noires et brunes. Le tout s’est avéré tout de même mangeable. Fiona a osé y goûter mais sans plus.
Arrivé à Hospet, nous prenons une auto-rickshaw comparable à un 3 roues avec une banquette arrière. Comme d’habitude, nous sommes surchargés pour l’espace disponible.
Arrivés à destination, nous devons prendre une chaloupe afin de trouver un Guest house pour dormir. Les traversées se terminent à 18h. On nous avait fortement suggéré de dormir l’autre coté de la rivière?
L’endroit est sympathique comparable à San Pedro au Guatemala mais en 30 fois plus petit. Épuisés de notre journée, nous nous arrêtons au premier Guest House qui s’avère parfait pour nos besoins. Un grand lit avec moustiquaire, chambre de bain et un petit matelas déposé au sol pour les filles (600 roupies=15$). Enfin une nouvelle maison. Nous nous sommes rendu compte que ce sont les déplacements les plus difficiles. C’est pourquoi nous sommes toujours heureux de retrouver un petit chez-soi pour l’instant d’un moment…
Le village se nomme Virapuragaddi. Seulement 2 rues de terre battue entourés de rizières. Il n’y a pas d’électricité de 13h à 19h et de 1 heure à 7 heures du matin ce qui ralentit forcément le rythme. La température est clémente et les nuits sont fraîches…Nous sommes à quinze minutes, comprenant le voyage en chaloupe du village convoité : Hampi.
Hampi est une cité du 12e siècle où l’on retrouve de fascinantes ruines de Vijayanagar. En plus d’avoir une imprésionnante quantité de vestiges historiques, la région est entourée d’immenses montages de rocs semblables à des menhirs comparables à un paysage des Pierres à feu étalé sur près de 40 km.
Selon le Lonely Planet, le site a été classé patrimoine mondial en 1986. Toutefois, seulement 58 des 550 monuments sont protégés. Les commerces installés à Hampi Bazar ont reçu les avis d’expulsion et un nouveau complexe répondant aux besoins actuels de la région est en cours de construction, à l’écart des vestiges historiques.
Nous sommes bien!
À suivre…
Véro xxxx


