Blog de vie et de voyage

lundi, 17 janvier, 2011 - 21:20

Proximité familiale

BLOG 12

Mission accomplie!

Jours pédalés : 20

Jours de congé : 4

Crevaisons : 10

Km parcourus : 800

WOW! Quelle aventure que nous venons de traverser. Nous avons finalement parcouru 800km de San Francisco à Los Angeles, avec 4 enfants ! Le 14 janvier, lorsque nous sommes arrivés dans le centre-ville de Los Angeles, nous savions que c’était la fin de notre défi tant familial que personnel. Nous savions que nous n’enfilerions plus nos vélos pour un bon bout. Nous savions que ce que nous venions de traverser était déjà chose du passé. Nous savions également qu’une telle aventure ne se reproduirait pas d’aussitôt, du moins avec toute la famille élargie! Ce chapitre de vie dépassait tout ce que nous aurions pu imaginer.

Souvent le soir, les gens nous demandait de quel endroit nous étions partis le matin et je n’arrivais même plus à me rappeler notre point de départ tellement que nos journées étaient remplies.

Nous sommes tous conscients, sauf Dahlia (aujourd’hui 4 ans), que l’exploit que nous venions d’accomplir est difficilement descriptible à moins de connaître la HIGHTWAY 1, comme les Américains l’appellent si bien. Tous, sans exception nous demandait : « Avez-vous fait votre voyage par la HIGHTWAY 1? Avec les 4 enfants? Et elle, en pointant Fiona pédalait aussi? That’s INCREDIBLE! » Plusieurs voulaient que nous appelions les journalistes afin que nous racontions notre histoire. Mais notre propre satisfaction nous suffisait.

En écrivant ces quelques lignes, je ne vous mentirais pas que je suis émue…et extrêmement fière de tout ce que nous avons accompli. Nous savons aussi que cette magnifique épopée est le début de d’autres aventures.

Plusieurs ont douté de la cause : « Partir pour la Californie en train pour ensuite rouler à vélo afin ramasser de l’argent pour un groupe environnemental d’Abitibi! » À notre avis, les petits gestes que chacun de nous peut accomplir doivent être soulignés plutôt que d’être jugés. Peu importe, de la manière et du pourquoi, nous l’avons fait. Nous l’avons pour nous, pour et avec nos enfants, pour peut-être inspirer d’autres familles et pour réaliser que l’environnement est un élément important dans notre quotidien.

Aujourd’hui, nous remercions, tous les autres, qui ont cru en nous. Surtout, tous ceux qui nous ont suivis tout au long de notre fabuleuse et difficile épopée et qui ont pris la peine de nous envoyer leurs commentaires! Un remerciement particulier à toute l’équipe de La Source du sport de Rouyn-Noranda qui nous a aidés à la préparation de ce voyage. Nous aimerions également remercier, tous ceux qui sont devenus membres, ont donné des dons ou sont devenus les commanditaires officiels durant cette campagne de financement du Groupe écocitoyen. Et il est toujours temps de soutenir le GÉCO. (www.geco-rn.org)

Salutations de toute la famille xxx

mardi, 11 janvier, 2011 - 13:14

Cahmp de vignes de San Luis Obispo

Un vent de bonté souffle sur Guadalupe!

BLOG11

7 janvier 2011

Jours pédalés : 14

Jours de congé : 3

Crevaisons : 6

Km parcourus : 533

 

 

La veille nous avions fait notre record au compteur soit 53 km. Nous étions vraiment heureux de notre performance. Les hauteurs sont presque terminées et ça se sent dans notre cadence. Malgré que demain nous avons une ascension de 1000pieds!

Aujourd’hui, l’objectif est Guadalupe. Le village de 6000 habitants est situé à 44 km. Une distance facilement réalisable pour notre « Dream team ». La route est belle. Je tire un peu de la patte, mais c’est une chose normale le matin… L’endurance, je mis connais. Mais m’entrainer en force! J’avoue que c’est du nouveau pour moi. 75% du voyage nous avons roulé à deux pelotons. Éric, Mahëva et Isaak voyagent en avant et moi et Fiona qui suivent un peu plus loin en arrière.

Nous arrêtons pour dîner à Prismo beach. Un petit village touristique typique de la côte ouest. Du beau sable blanc avec un immense quai qui surplombe le bord de mer. Le soleil dorait nos tâches de rousseurs sans crème solaire. Je ressentais l’excès de vitamine D qui me manque tant lors de notre hiver nordique. Nous étions heureux de pédaler! Bref, heureux d’être ici.

Nous pédalons à un bon rythme. Nous prévoyons arriver un peu après notre couvre-feu (15h45) étant donné que nous sommes partis tard de San Luis Obispo. Pour cause, la chaîne de vélo à Éric a cassé… Nous en avons profité pour changer la mienne afin d’éviter le même sort. J’accepte un assouplissement du couvre-feu étant donné que nous prévoyons dormir dans une chambre d’hôtel. Ce qui nous permet de rouler plus longtemps étant donné que nous n’avons pas de tente à monter et que nous pouvons nous faire à manger dans la chambre.

 C’est vendredi. Nous commençons à sentir l’impatience des automobilistes qui ont leur semaine de travail dans le corps. L’hostilité est presque palpable. Nous nous rendons compte que nous sommes dans un village d’ouvriers mexicains. Comme au Québec, ce sont eux qui travaillent au champ. Nous traversons des cultures à perte de vue. L’odeur du fumier et des produits chimiques nous monte au nez. L’accotement est rempli de terre noire ce qui nous oblige à rouler dans l’espace des voitures.

Nous arrivons finalement à Guadalupe. Nous avons hâte de retrouver la chaleur d’une chambre d’hôtel. Ici, dès que le soleil se couche, la température descend rapidement. Les nuits affichent au plus froid de 3 à 5 degrés Celsius. Nous demandons à notre nouvel ami le GPS de gentiment nous trouver l’hôtel le plus près. Avec stupéfaction, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de place où dormir à moins de 13km. Nous n’avons plus de jus et de temps pour rebrousser chemin. Nous avions mal lu notre carte de cyclotouriste qui nous indiquait : épiceries, restaurants, bureau poste, librairie et stations-service. Tout, sauf une place où dormir.  

Nous décidons donc d’aller manger afin de nous réchauffer et de réfléchir à la nuit qui s’en vient. Les enfants sont inquiets. Les habitants leur font penser aux gangs de rues qu’ils voient dans les films. Ils ont peurs. Nous traversons lentement le village pour finalement nous arrêter dans un petit restaurant mexicain dans lequel j’avais aperçu un personnage sympathique me faisant signe d’entrer. Une vieille Mexicaine nous accueille. Naïvement, nous lui demandons d’entrer de jeu, s’il y avait un endroit où dormir. Sachant la réponse d’avance, nous avions espoir qu’elle nous aide.

Durant tout le souper, nous imaginions divers scénarios : dormir dans le restaurant, ou même demander aux policiers de nous faire dormir dans une cellule…lieu sécuritaire. Moi et les enfants aimions bien l’idée! Je mangeais en fonction de la dure nuit qui nous attendait tandis qu’Éric lui, mangeait pour passer le temps! Après le repas, nous allions un par un à la chambre de bain afin d’enfiler des vêtements chauds. Éric continuait à demander à quiconque un endroit où dormir.

Jusqu’au moment où une famille, venue manger, nous fait signe de venir à leur table. Ils nous offraient de planter notre tente dans leur court arrière. Nous étions fous de joie! Tous soulagés d’avoir trouvé un lieu sécuritaire afin de mettre notre tente. Les deux adolescentes invitent même les enfants à aller choisir des gâteries à l’épicerie du coin afin de visionner un film plus tard. Wow! Nous étions presque mal à l’aise. Lorsque la famille sorti du restaurant la vieille Mexicaine est venue les serrer dans leur bras. Elle était soulager de savoir que nous allions dormir en toute sécurité.

Nous avons dû les suivre dans la noirceur sur une distance de 4 km avant d’arriver à leur maison. Ils nous font de la place dans leur garage pour nos vélos, nous offrent de prendre une douche… Une soirée à discuter de politiques, d’économie de voyages et d’environnement tandis que les enfants se bourraient la face devant un vieux film de Johnny Deep : Benny and Joon. Bref, une soirée parfaite en compagnie de la bonté humaine. Une soirée qui me fit réfléchir sur ce que j’aurais faite dans la situation inverse. En tout cas, maintenant, je le sais!

J’ai toujours fait confiance à la vie. Et cette magnifique soirée est une bonne preuve que j’ai encore raison de le faire!

Bonne nuit

Véro xx

 

Notre famille d'accueil

THANKS TO THE HOSKING FAMILY ! WE REALLY APPRECIATE YOUR GENEROSITY!

 

lundi, 10 janvier, 2011 - 01:37

 

Elephant seal

Blog 10

Enfin un 2e souffle!

Jours pédalés : 11

Jours de congé : 3

Crevaisons : 6

Km parcourus : 387

 

3 janvier 2011

Après deux grands jours de congé, il est difficile de reprendre la selle. Sachant très bien que nos deux prochaines journées seront les plus difficiles. Nous serons en montagne, le ravitaillement sera difficile et il n’y a pas d’hébergement en cas de mauvaise température. Nous savons très bien que ceci sera le test ultime pour la réussite de notre objectif, soit Los Angeles. Notre nouvelle directive est de pédaler, pied par pied, mille par mille. De cette façon, nous évitons les déceptions. Big Sur, Lucia et Gorda, sont nos défis. Elles font partie de trois des pires ascensions du voyage. 

Dès midi, de notre première journée, Big Sur est histoire du passé. Nous nous lançons sur Lucia. Les descentes sont très dangereuses. Des bruits différents apparaissent sur chacun de nos vélos. Nous essayons seulement de ne pas trop y penser. Les remorques qui varient entre 60 à 80 lb donnent du file à retorde aux bandes de freins. Par chance, les paysages sont à couper le souffle. Les jeunes sont en pleine forme. Nous avons un très bon rythme. Il est 15hrs. Nous arrivons à Lucia. Notre dernière montagne de la journée est presque terminée. Elle était beaucoup plus facile que nous l’aurions cru. Petit arrêt dans un dépanneur pour les provisions du lendemain. Lorsque nous sommes prêts pour repartir, Isaak a une crevaison. Alors vite, nous devons la changer pour nous rendre avant la nuit au camping qui se situe à environ 4 km. Nous devenons des pros de la crevaison. Tout se fait très rapidement.

Nous arrivons au camping avec beaucoup de temps devant nous. Pour la première fois, les jeunes peuvent s’amuser sur la plage. Nous mangeons un repas typiquement dépanneur. Allez hop! Dodo, notre journée de demain sera encore difficile. 

Tout le monde est prêt. La Gorda  est notre ennemie de la journée… Nous y sommes. Nous montons et montons de nouveau. Nous restons en selle de plus en plus et de moins en moins souvent nous poussons nos vélos. Nous avions bien cru être au sommet. Nous nous lançons dans une descente. Après quelques minutes, nous voyons la vraie Gorda. Les jeunes en ont assez, mais ils tiennent bon. Nous y sommes. La descente commence et là nous croyons être capables de nous rendre à Ragged point (chambre d’hôtel = augmentation du moral des troupes). Ragged point signifie le début de la route passablement sans relief. 16h30, nous y sommes. Un superbe endroit où tout bon couple qui s’aime aimerait passer une nuit!!!  Bonne Nuit!

Le lendemain matin, il y a un vent à écorner les bœufs. Nous avons l’impression que nous aurons à nous battre avec lui toute la journée. Il est sûrement le pire ennemi du cycliste. Une personne âgée nous rassure et nous dit que nous aurons le vent dans le dos pour la journée. Nous retournons peu à peu vers la civilisation. Plus de villages, plus de villes et plus de services, ce qui nous sécurise. Notre objectif est de se rendre à Cambria pour faire l’entretien de nos vélos et le lavage de notre linge. Cela fait déjà 7 jours depuis la dernière fois. Pour la plupart, il n’y a plus grand morceaux de linges sans odeur. En roulant ce matin-là, nous sommes tombés sur un gros mâle morse (elephant seal) qui se vautrait au soleil à quelques mètres de la route. Ce fut un superbe spectacle pour tous.

Une dizaine de kilomètres plus loin, il y en a des centaines sur la plage. C’est la saison des mises bas et de l’accouplement. Nous pouvons observer des mères avec leurs petits en train d’allaiter et des mâles démontrant leur dominance. Cela arrive qu’une fois l’an entre la mi-décembre, jusqu’à la fin janvier. Nous avions l’impression d’assister à un documentaire vivant. Un souvenir magique pour tous…

Près d’une heure contemplation, le temps ne semblait plus un obstacle. Nous savions que nous n’aurions aucune difficulté pour atteindre Cambria. Le vent tourna contre nous et devenons pessimiste  par rapport notre objectif. Finalement, après 2 heures de batailles, le vent tomba. Ce qui nous permet de nous rendre dans notre première ville depuis 7 jours. 

Enfin, opération lavage et réparation vélo!  Tout cela se trouvait à 100 mètres de rayons. Une Shop appeler CBO (Cambria Bicycle Outfitter) dans laquelle travaillait un homme très professionnel. Il a pris le temps de faire nos vélos un par un à un prix d’ami. MERCI ALLEN! 

Nous sommes maintenant à la mi-parcours. Le plus difficile semble derrière nous. Le moral des troupes est à son maximum. Les liens familiaux sont de plus en plus forts. Notre corps est de plus en plus solide.

Bravo la gang, vous êtes nos champions!

Eric xxx

jeudi, 6 janvier, 2011 - 01:04

                Blog 9

Crevaison

Jours pédalés : 9

Jours de congé : 3

Crevaisons : 4

Km parcourus : 268

 

Nous sommes à Sea Side, un départ de feu. La température est avec nous. Un beau vent nord-ouest nous favorise. Nous arrivons à Monterey. Encore là, la route #1 et la piste cyclable sont un méli-mélo. Notre but est de se rendre à Big Sur, célèbre pour ses hauteurs, ses forêts enchanteresses de séquoias géants dans lesquelles nous pouvons facilement imaginer Bilbo le Hobbit!

Tout va très bien jusqu’à Carmel. Je ne sais pas pourquoi, mais dans ce voyage, les gens ont la manie de vouloir nous aider et de nous guider vers de fausses routes. Une gentille femme nous fait quitter la route # 1 pour nous faire passer par le village de Carmel. Selon elle, c’est plus sécuritaire. Sans hésiter, nous changeons notre itinéraire pour redescendre les 400-500 pieds d’altitude que nous avons montés juste auparavant. J’étais un peu fâchée, pour ne pas dire pas mal fâchée, du fait que nous venions juste de retrouver notre chemin et de monter une côte assez difficile merci. Sans oublier qu’une heure auparavant, un homme nous avait mal indiqué le chemin. Et en vélo, revenir sur nos pas c’est plutôt frustrant. Nous nous retrouvons sur la plage. La remontée est pénible. Alors, tant qu’à y être, nous prenons le temps de dîner.

Carmel Highland, le seul arrêt avant Big sur. Nous devons faire des provisions au cas où nous devrions coucher en chemin. J’achète 1.5 litre d’eau et des œufs. Je n’avais pas pensé que nous avions tous du Gatorade dans nos bouteilles… et que nous avons des ramens au menu pour souper!

Nous sommes de retour sur la route. Nous avons une très bonne cadence. Les enfants sont impressionnants. Nous commençons à croire que nous allons réussir. Et voilà qu’arrive notre 4e crevaison. Ce n’est pas grave, tout le monde y met du sien. Pas plus de 15 minutes et nous sommes en selle. Un paysage époustouflant, le long de l’océan. Ça change des paysages monotones de l’agriculture des dernières journées! Et là, la fatigue s’installe. Il est 15hrs. Les montées sont fréquentes. Nous commençons à plier des genoux. Le sifflet de Véro se fait entendre. Le temps à raison de nous. Il est 15 h 45.

Il est temps de monter le camp et il n’y a pas de camping avant des kilomètres. Une station météorologique se trouve à quelques centaines de pieds de nous. Le terrain est très escarpé, mais c’est le seul endroit sécuritaire où nous pouvons dresser notre camp. Le chemin qui y mène est barré. Nous réussissons à passer nos vélos en dessous de la barrière, et même que les remorques peuvent passer elles aussi, après en avoir retiré les roues. Les enfants sont inquiets. Ils ont l’impression de violer la propriété  d’autrui. Surtout qu’il y avait des détecteurs de mouvements après la barrière. 

L’installation du camp se fait rapidement. Un seul petit détail. Il y a une très bonne pente. Alors, vous pouvez imaginer une nuit sur des therm-a-rest…Je vous jure que la nuit ne fut pas de tout repos. Nous sommes à court d’eau. À peine assez pour le souper. Nous allons devoir rouler les 13 premiers kilomètres à sec!

Le lendemain matin, un pick-up arrive avant que nous ayons le temps de lever le camp. Un latino, un peu western sur les bords,  était très surpris de nous voir de l’autre côté mais il n’en n’a pas fait un cas.

Isaak est en feu tandis que Fiona semble au bout du rouleau. À chaque montagne, Isaak s’empresse de redescendre et de venir aider. Le simple fait de faire 13km le motive. Mais  Big Sur est un peu plus loin que nous croyions. Nous arrivons finalement vers les 11 h du matin. Nous étions vraiment contents d’arriver. Le seul problème c’est que nous sommes la veille du Jour de l’an et qu’il n’y avait pas d’hôtel de disponible. Les enfants étaient très déçus. Le seul hôtel de disponible était à 280$ sans Wifi ni télé. Alors, nous décidons de continuer notre chemin jusqu’au bout de Big sur, c'est-à-dire 750 pieds d’ascension pour aboutir à planter notre tente sur le bord de la route…

Le lendemain, une pluie incessante nous enleva la possibilité de continuer notre route. Nous devons rebrousser chemin. C'est-à-dire retourner à la case départ et ne réclamer pas 200$. Donc, encore une fois redescendre ce qui nous avions si difficilement accomplis!

Alors, la pluie nous cloua 2 jours à Big Sur. Le temps de reprendre nos forces et de sécher tout notre attirail. Le temps de profiter du jour de l’an comme tout le monde : jouer aux cartes, jouir d’une bonne bouffe et siroter du bon vin !  Bonne année!

Le positif dans tout ça c’est : Tout ce qui monte, redescend!

 

Véro et Éric xxx

p.s. vous pouvez voir plus de photos sur mon facebook, ou sur le facebook du GÉCO.

Famille avant le stop Meteo

dimanche, 2 janvier, 2011 - 14:39

Blog 8

Le cyclotourisme 101!

Jours pédalés : 7

Jours de congé : 1

Crevaisons : 4

Km parcourus : 199

 

Après notre journée record de 46 km, nous sommes retardés par la réparation des vélos. Nous commençons à pédaler seulement vers 14h30, mais colonel Chambers s’entête à garder son plan de départ : Sunset state beach à 30km. Petite bataille de coq… la poule réveille le colonel! 15 h 45 le couvre-feu va sonner et il est hors de question pour moi, de revenir sur cette règle de base.

Le pire dans tout cela c’est que nous avons toujours de la difficulté à sortir des villes sans s’égarer un peu. Le GPS nous guide toujours sur l’autoroute #1 qui parfois n’est pas autorisée aux vélos, ce qui nous embrouille. Alors, il y a toujours une perte de temps non désirée et parfois frustrante. D’un autre côté, les cartes de cyclistes que nous avons ne montrent que très peu de détails.

Revenons au fait, nous avons parcouru 15km, et l’heure a sonné. Nous devons trouver un camping avant de nous transformer en citrouille. Éric revient à la raison. Il décide de s’arrêter à une station-service. Il demande des indications à un policier afin de trouver un camping. Il nous indique le chemin par l’autoroute même si Éric arbore un casque de vélo et que la troupe est derrière lui. Pas vite vite notre policier! (Excuse-nous Guy!) Finalement, après lui avoir dit que nous sommes à vélo, il prend la peine de noter les bonnes informations sur un bout de papier.

Nous devons retourner sur nos pas de 1 km pour finalement arriver dans un camping national. Deux choix s’offrent à nous : soit le terrain #105 complètement inondé ou le site de cycliste assez détrempé merci! Nous optons pour le site de cycliste. Tout le monde se sent en sécurité malgré la bouette. La tente est montée avec efficacité. Chacun commence à connaître ses tâches, ce qui facilite l’installation du camp.

Un souper vite fait de nouilles pesto et  de cannes de poissons fumés. Et pour réchauffer l’atmosphère, le feu tant désiré d’Isaak, bouillonnait de joie! Pour ajouter à cette journée plutôt médiocre, des visiteurs nocturnes nous rendent visite. Le brave colonel ose sortir de la tente sans lumière, voir ce qui se passe. Voyant plusieurs ombres au sol et voulant croire que c’étaient des poules, il ouvre une lumière sur le vélo de Mahëva. Au moins 6 ratons-laveur, un chat domestique et une moufette s’empiffraient des réserves restées sur la table. C’est à cet instant qu’Éric comprit à quoi servaient les armoires disponibles pour chaque site. Il essaie de les chasser à 3 reprises. Mais en vain. Ils vidèrent tout ce qui était à leur disponibilité. Ils ont même pris les barres tendres et du yogourt que Dahlia avait laissés dans sa remorque, et ce, sans rien briser.

Pauvre Mahëva, elle qui avait persuadé Éric d’acheter du beurre en le convainquant qu’elle transporterait ce léger excès de poids! Son butin tant désiré venait de s’envoler en un rien de temps.

Le bon dans tout ça c’est que demain nous repartirons plus légers!

Sinon, les deux autres journées qui suivirent se distinguent par leurs dissimilitudes, mais ne sont pas marquées par de grands événements. Une seule chose que nous aimerions souligner fut notre passage dans une jolie ferme biologique. Nous y sommes arrêtés afin d’y prendre notre dîner. La ferme donne la possibilité aux passants d’acheter des courges ou autres récoltes de la saison. Le tout basé sur la bonne foi des passants qui doivent peser eux-mêmes leurs achats et de mettre de l’argent dans l’endroit à cet effet. Une multitude de potirons y étaient disposés ce qui nous a permis de prendre de magnifiques photos! Et j’ai pensé à vous Lili et Jacques de Gallichan…

Nous avons encore  beaucoup à apprendre!

À bientôt

Véro et Éric xxx

Pause café

Vous pouvez voir plus de photos sur FACEBOOK DU GÉCO!

samedi, 1 janvier, 2011 - 13:39

Petit ami croisé sur notre routeChaque journée a sa propre histoire!

Jours pédalés : 4

Jours de congé : 1

Crevaisons : 2

Km parcourus : 110

 

25 décembre 2010

Nous faisons relâche aujourd’hui le temps de laisser passer le mauvais temps. C’est la tempête autour de nous. Nous avons une petite chambre avec 3 lits superposés, une toilette, salon et cuisine commune.  Nous sommes contents d’être à l’abri.

Nous vivons dans une auberge hyper écolo. Un contenant pour le compost, 3 bacs pour le recyclage et un petit écriteau dans la salle de bain qui pourrait en faire réfléchir plus d’un: « Si toutes les maisons des États-Unis remplacent un seul rouleau de papier de toilette de 500 feuilles de papier de toilette 100 % recyclé,  nous pourrions sauver :

·         297 000  arbres

·         1,2 million pied carré de lieux d’enfouissement ce qui correspond à 1400 camions de vidanges

·         122 millions de gallons d’eau ce qui correspond à la quantité d’eau nécessaire pour 3500 familles de quatre personnes. »  (réf. Seven generations)

Ça pourrait être une résolution du Nouvel An!

Menu du jour de Noël

Déjeuner : chocolatines et meringues que nous avons achetées la veille.

Dîner : soupe ramen.

Souper : soupe minestrone et riz. Pour dessert du maïs soufflé.

Nous n’avons pas d’autres choix. Nous n’avions plus de réserve à l’exception du beurre d’arachides. C’est donc l’auberge qui nous a dépannés avec ce merveilleux menu de Noël!

26 décembre 2010

Après la pluie le beau temps!

Ce matin, c’est notre meilleure heure de départ : 9h30. Le colonel est content. Il est parfois difficile de lui faire plaisir tellement que son sevrage de nicotine lui enlève de la patience. Mais c’est chimiquement incontrôlable selon l’homme…

Il fait beau soleil et nous sommes heureux de pédaler à nouveau. Le relief de la route est parfait pour toute la famille. Nous avançons à un très bon rythme. Après 3 heures de vélo, nous avons 30 km sur notre compteur. Nous faisons un superbe arrêt à Davenport (354 habitants), dans un petit bistro situé sur le bord de la route 1.  Nous profitons d’une belle terrasse où le soleil nous réchauffe à souhait.  C’est avec appétit que nous dévorons nos hamburgers, fish and chip’s et calamars frits. Vive la Malbouffe! C’est bien la seule fois que vous allez m’entendre dire ça!

Quelques heures plus tard, nous sommes déjà à Santa Cruz, la destination espérée. Nous nous rendons vite compte qu’il nous sera impossible de trouver un camping. Alors, nous trouvons un hôtel pas trop cher. Ce qui nous permettra de bien se reposer, de faire notre lavage, nos provisions et de faire réparer quelques vélos.

Enfin, notre 1ère journée sans pépin (Sauf une crevaison). La vie commence à équilibrer nos journées, le bon vient équilibrer les mésaventures!

Nous vivons tellement de moments instances que chaque journée se suit, mais ne se ressemble guère.  Nous avons chacun nos moments de joie et de découragement. Un rien nous affecte, mais un rien nous fait également du bien. Tout change tellement vite. Nous nous rendons compte qu’il est impossible de prévoir où nous allons dormir tellement que nous sommes dépendants de la température et de la route.

Nous sommes tous même heureux d’être ici. Nous nous trouvons un peu fous!

Écologiquement vôtre!

Véro et Éric xxx

P.S. Selon votre calendrier, vous êtes le soir du jour de l’an. Nous ne pouvons nous empêcher de vous rappeler le but de notre voyage : amasser des fonds pour le Groupe Écocitoyen(GÉCO) www.geco-rn.orget de vous souhaitez une bonne année!

fiona au depart de Pigeon point

mercredi, 29 décembre, 2010 - 01:32

Éric essaye d'Arrêter de fumer...solution persil!

 

24 décembre 2010

Beau petit matin humide, il est temps d’apprendre aux enfants à démonter un camp avec le plus d’efficacité possible.  2 h… toute une efficacité! Le colonel Chambers n’est pas très fier. 

Nous partons pour Half Moon Bay.  Nous prenons le temps de déjeuner et d’aller dans un magasin de vélo pour de petites réparations. Et pour améliorer notre performance sur route, nous envoyions par UPS de l’équipement qui finalement n’était pas nécessaire (31lbs pas à négliger quand nous savons que 80% était tiré par Véro). Elle  retrouva le sourire!

Déjà 10 km de fait, il n’en reste que 33km.  La route est très plaisante. Notre but est d’arriver à une auberge appelée Pigeon Point (lighthouse) pour la veille de Noël. Et nous avons su, en parlant avec les gens, qu’il annonçait une tempête pour demain. Il est environ 14h00, il nous reste 23 km à faire, nous allons à un très bon rythme (13km/h).

Ici sur la côte, il fait noir vers 17h00. Notre règle de sécurité, autant que possible,  est arrêtée de pédaler après 15h45.

Et voilà qu’arrive ce que nous croyions le plus : une élévation trop grande pour se faire à vélo.  Il y a au moins 2 km d’ascension. Mahëva et Isaak tiennent le coup. Le reste du groupe abandonne la selle.  Dahlia nous chante des cantiques de Noël pendant que nous, le morale  tombe dans les talons.  Après 45 minutes, le sommet atteint, nous revoilà repartis.  Fausse joie, nous sommes au  beau milieu d’une paire de fesses… alors, vous imaginez la remonter! Encore là, les 2 grands restent en selle et nous faisons le reste à pied.  Arrivés au sommet, l’évidence est fatale, nous ne pourrons pas atteindre l’auberge.  Nous devrons camper.  Les enfants sont dévastés par l’idée. 

Quelques centaines de mètres plus pas, il y a une petite route qui mène à un petit village: Pescadero. (122 habitants)   Sur notre carte, il y avait un genre de panier d’épicerie, qui nous indique que nous pouvons acheter de la nourriture.  Allons tenter notre chance, peut-être allons-nous trouver une place où dormir.

Parvenus dans le village de Pescadero, l’illusion s’envole.  3-4 maisons, des carcasses de voitures un peu partout et je ressens de l’hostilité.  J’entre à l’intérieur, il y a un bar, un bureau de poste, des livres, des souvenirs et 2 tablettes contenant de la nourriture. Le tout dans un désordre total. Un magasin général devenu un fourre-tout touristique! J’ai demandé pour des chambres et un terrain pour mettre notre tente en toute sécurité. Rien ne cela n’était possible.  Un peu découragé, j’annonce aux enfants que nous allons camper sur la plage…

La femme qui tenait le bar, sort à l’extérieur pour prendre quelques bouffés de cigarettes. Elle nous dit comme ça que son mari et un ami pourraient peut-être nous donner un petit coup de pouce et transporter notre équipement jusqu’à l’auberge?  Je vous le jure, l’esprit de la gang a changé en un rien de temps.  La magie de Noël existe vraiment!? Le tout confirmé, tout le monde était fous de joie. 16km plus loin, nous étions à l’auberge.

Je suis sûr que ce geste de solidarité restera l’un des cadeaux de Noël dont les enfants se souviendront longtemps!

Éric xx 

Le phare de Pigeon point

Petit plaisir de la vie!

 

Vue de la route vers Pescadero

lundi, 27 décembre, 2010 - 00:05

Pacifica

 

Une très belle nuit de sommeil…il est 7h du matin, petit déjeuner continental. Il fait beau soleil 13-14 degrés.  Avant de partir, nous vérifions la pression des pneus, il manquait pour la plupart plus de la moitié de la pression.  Y’a quelqu’un qui n’a pas fait son boulot…  Nous faisons un petit détour vers la plage, un petit café, un incontournable vous allez dire.  Nous prenons notre temps, il est environ 10 h 30.  Le temps est de notre bord, il fait beau soleil et ça nous aide vraiment à apprécier notre épopée.  Nous nous engageons vers l’aventure.  Nous arrivons à Montara.  Le paysage est fantastique.  Les surfeurs se font plaisir. Nous croisons 2 jeunes de 10-13 ans à vélo, planche sous le bras.  Nous sommes ravis par ce que nous voyions. 

Nous arrivons à une croisée de chemin, soit piste cyclable ou la côte du Devil’s slide.  Il n’y a pas d’accotement sur cette route, alors le choix est simple : la piste cyclable.  Après 50 mètres, voilà le premier test de notre cours avec Patrick deLa Source du sport.  Maheva fait une première crevaison.  Nous prenons le temps de sortir le dîner en changeant notre ‘’flat’’.  Un jeu d’enfant…merci Patrick!   Finalement, quelques personnes sont passées pour nous dire que nous n’avions aucun autre chemin que d’utiliser la côte (DEVIL’S SLIDE). 

Alors, l’ascension débute.  Aucun accotement, les pieds dans le mou et les vélos dans le chemin donc c’est notre bras gauche qui prend toute la charge. Le poids de ma remorque est trop lourd pour ma forme physique, ça fait 2 jours que je roule à 2 vitesses… Après 30 minutes de marche, je suis sur le bord de craquer. Mes bras vont lâcher, les autos nous dépassent de près. La pente est abrupte. Moi et Éric avons des souliers à clip ce qui nous donne zéro adhérence…nos souliers sont faits pour pédaler!  Je vous le jure c’est la misère. 

Le pire dans tout ça, c’est moi la mère, celle qui doit être forte. Ben là, je craque, je pleure.  C’est comparable à une 1ere journée de planting avec en plus la responsabilité de 4 enfants et le danger des voitures qui nous dépassent aux 20 secondes. La seule solution pour me sortir de cette impasse : je prie. Et oui je retrouve la foi pour une heure encore. Éric réussissait à prendre de l’avance, de trouver un élargissement afin que Maheva et Isaak  soient en sécurité et de venir m’aider. Il montait mon vélo et moi celui à Fiona.

Arrivés au sommet, nous n’étions pas complètement soulagés dû à la descente qui nous attendait. Alors, quelques asiatiques qui s’étaient arrêtés pour prendre des photos nous ont escortés pour la descente, question sécurité.  Oublié ça, nos asiatiques ont abandonné après peu, car tout le monde les klaxonnait.  Finalement, nous sommes arrivés en un seul morceau.  C’est difficile de planifier une journée lorsque tu passes des heures à marcher au lieu de pédaler! 

Arrivés à Miramar, des gens nous disent que la route est sans embrouille jusqu’à Half Moon Bay. Mais le temps nous rattrape et nous devons monter le campement.  Pas le plus chic des endroits, mais nous nous sentons en sécurité. Un seul détail, une sirène pour bateaux    sonnait toutes les 30 secondes.

La nuit est très fraîche, un 5 degrés.  Isaak en plein milieu de la nuit fait une sortie en règle, cagoule à la tête, nous aurions dit Spiderman.Éric a bien ri... Tout ira pour le mieux le reste de la nuit.

 La vie est intense, nous apprenons en famille, les enfants semblent inébranlables pour l’instant. 

 

Chut! Chut! Je vous le jure, nous allons réussir.  Ne doutez pas de la force d’une famille!

Éric et Véro xxx

Fiona prête à partir

samedi, 25 décembre, 2010 - 23:20

Dahlia dessine dans sa remorque

Une dure réalité!

Aujourd’hui le 22 décembre, tout est prêt.  Nos bagages sont rassemblés, les 10 poches pour les vélos sont bien remplies.  Il est 8 :00, nous prenons le petit déjeuner.  Notre petite Fiona se plaint de démangeaisons dans la tête.  Elle a des poux… Elle les a sûrement attrapés dans le train?  Je m’en vais sur Google pour trouver la pharmacie la plus proche. J’enfourche mon vélo pour revenir 1 heure plus tard avec le traitement.  Véro prend la relève. Elle se tape un 2hres de traitement avec les pleures excessifs de Fiona. Enfin, tout le monde passa sous la douche avec le traitement à poux afin de prévenir l’épidémie. Nous  quittons finalement la chambre vers 11h45. 

5 vélos et 2 chariots…

Pour la sécurité de tous, nous devons éviter un pont sans accotement. Nous prenons un ascenseur, qui  passe au dessus du chemin de fer. Cette opération nous prend près d’une heure.  20 minutes de vélo pour se rendre au BART (le métro).  Nous avons décidé de prendre le métro pour éviter le trafic de San Francisco.  Alors, le jeu de l’ascenseur recommence. Nous devons en reprendre deux.  Nous embarquons… sauf que la conductrice nous dit de descendre, car ce wagon  n’est pas conçu pour les vélos.  Une fois embarqués, après 13 ou 14 stations  nous arriverons finalement à South San Francisco.  2h30 sont passées depuis notre départ.

Une petite halte bouffe et nous nous dirigeons vers Pacifica, une petite ville en bordure de l’océan.  Nous sommes à  une distance de 12-13 km seulement. Un seul petit hic, il y a une côte et des côtes comme celle-là, je n’en ai jamais vu en Abitibi.  Impossible d’y monter sur notre vélo… nous devons marcher.  1h30 d’ascension, il fait presque noir. Nous descendons sur les ‘’freins ‘’. Arrivé en bas, il fait noir. Heureusement, nous trouvons facilement un hôtel pas très cher dans lequel nous pouvons y entrer nos vélos. Un petit resto ‘’Thai’’ est a quelques pas de notre hôtel.

 OUF! Quelle journée! Bravo à tous, nous avons réussi. 

 

Ne le dites pas à personne, mais le voyage s’annonce un peu plus dur que nous le croyions!!!!!

Éric xxx

Maheva le matin!

mercredi, 22 décembre, 2010 - 14:37

1ère virée… enfin!

Hier, nous avons été cherché nos vélos chez Peter’s and Rich vélo sport, un détaillant que François Groleau de La source du sport de Rouyn-Noranda, a si gentiment trouvé afin d’y faire parvenir nos vélos. Moyennant une jolie somme pour les 7 boîtes…mais enfin, le tout était prêt et nous étions ravis. Un seul petit pépin : la boîte dans laquelle contenaient mon vélo et d’autres équipements, était pas mal amochée. Il me manquait un soulier de vélo et un cadenas. Le commis m’a vendu une paire pour pas cher et nous a envoyé dans une autre shop pour faire poser des clips qui vont avec mes pédales. 

Après un dîner dans un resto thaï, nous avons joliment arpenté les routes de Berkeley, une banlieue de San Francisco.  Quel plaisir d’enfiler les vélos après des semaines de préparation. Là, c’était vrai.  La sensation de circuler en vélo dans une ville étrangère est indescriptible. C’est comme si nous vivions ici. Même si nous avons quitté l’Abitibi depuis une semaine, c’est aujourd’hui que notre voyage prenait tout son sens!

Nous avons décidé de partir le 22 décembre, Le temps de terminer nos dernières préparations et le temps de laisser la tempête en provenance d’Hawaii passée. Des précipitations jamais vues depuis belle lurette dans le secteur de Los Angeles qui ont atteint près de 30 cm d’eau et encore beaucoup à venir.  Qui aurait cru qu’il pourrait y avoir des précipitations de 6 mètres de neige en Californie? Et bien oui, un endroit appelé Mammot a reçu cette quantité de neige depuis le début de la saison.  Ce qui est un record pour cette région. 

Alors, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ne croient pas aux changements climatiques… J’ose croire que leur aveuglement économique aliène leurs pensées et leur non agir!

La planète se révolte! Quand allons-nous être assez éveillés pour l’écouter?

Véro xxx

P.S.  Avant de partir, Fiona a eu à se battre contre des visiteurs non désirés : les poux!

embouteillage dans la chambre d'hotel

Californie...

 

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