***Fait divers*** Toute une pêche! (Thaïlande, 26 décembre 2009)

départ chamber et Bigo

En attendant mon prochain blog, je vous laisse avec une histoire de pêche à la Chamber!

Après un Noël  assez bien arrosé, Chamber et Bigo partent pour la pêche. 

Depuis bien longtemps, j’avais le goût d’essayer de faire une pêche typique du pays que je visitais.  Pour la première fois, la chance me sourit et cela pour un prix bien raisonnable, soit 10$ par personne.  Une aubaine on peut dire!  Nous partions pour la pêche avec un thaïlandais, un vrai. Il gagne sa vie grâce à sa petite embarcation : une chaloupe en bois avec un vieux moteur 4 temps, qui une fois sa vie faite sur une automobile, avait trouvé un second souffle sur une chaloupe. 

Il est 15hrs, nous sommes à 2hrs du départ. Le capitaine me demande si j’ai des appâts pour la pêche. Il essaie de m’expliquer ce que ça prend mais je ne comprends  un ‘’Mosus’’ de mots. Il me dit alors qu’il en trouvera pour nous. 

Il est maintenant 17hrs, Philippe Bigonesse, BIGO pour les intimes, arrive avec le lunch et la bière. Huit bières, c’est bien peu pour une pêche de 12-13hrs et pour 4 personnes, mais bien suffisant pour cette aventure! Le capitaine démarre son engin, ce qui annonce notre départ. La famille est inquiète et nous, nous le cachons un peu!  Le vent dans le visage, la chaloupe  tourne le dos à la plage, nous partons à l’aventure…

Après un merveilleux coucher de soleil, il commence à faire sombre. Il est environ 18h30. Nous arrivons à peine à distinguer le rivage. Il arrête son moteur. Nous sommes impatients de commencer… l’ancre est maintenant jetée!

 

Première chose à faire : installer une lumière au-dessus de l’eau (néon vert) pour attirer les petits poissons. Vous auriez du voir cette installation, digne des inventions de mon beau-père...  Ensuite, nous attendons nos deux experts, pour voir la suite. Toujours pas de ligne à l’eau.  Le capitaine demande à son associé dénommé ‘’Oune’’ de nous préparer des lignes, ce qu’il fait sur le champ.  En passant,  une ligne de pêche par ici, c’est un rouleau de fil à pêche avec un poids à l’extrémité et un gros calmar (petite pieuvre) accroché après l’hameçon.  Enfin, j’avais ma réponse pour les appâts! Nous laissons dérouler le tout au fond de l’océan pour ensuite attendre le poisson : « Big fish Big fish » faisait parti des vingt mots anglophones qu’ils connaissaient!

 

Nos deux amis ne pêchent toujours pas.  Le temps d’offrir une bière mais notre capitaine refuse et il nous dit qu’il ne fait que fumer!!!  « Oune », lui, accepte volontiers.  Capitaine jette sa ligne à l’eau avec une vraie canne à pêche. Pendant ce temps, Oune a la mission de couper la brique pour satisfaire notre fumeur olympique.  Après 15 minutes, il est prêt pour sa première pipée. Il nous en offre mais moi et Bigo refusons.  La bière est bien suffisante pour cette expérience.  Après 2 heures de pêche sans succès, 1 bière pour nous deux et aux moins 10 bonnes pipées pour nos hôtes. Il est temps de prendre une décision.  Alors le capitaine décide de déménager.  Bigo fait une petite remarque : « Soit que leur stock est pourri, soit qu’ils sont  ben stone! »

Enfin arriver à notre 2eme endroit, nous nous disons : « c’est ‘’icit’’ le spot. »   C’est un peu plus agité comme endroit mais nous sommes confiants. Nous y croyons vraiment.  Après trente minutes, je reste pris dans le fond et rien à faire. Nous cassons ma ligne et il m’en refait une aussitôt.  Tout de suite après, notre capitaine fait de même, ensuite c’est au tour a Bigo de casser sa ligne. Il lui en redonne une avec un  genre de Jig sans appât. Alors mon Bigo jig, jig et rejig, c’était mourant à voir. Jamais il ne va prendre quoi que ce soit avec un jig tout nu, en plein milieu de l’océan.

Il doit être entre 22hrs et 23hrs.  Dites-vous que depuis ce temps, nos deux hôtes n’avaient pas ralenti leur cadence et nous, nous avons à peine terminé notre seconde bière.  Capitaine semble être un peu fatigué et décide de faire une sieste alors que Oune, après quelques bonnes ‘’poffes’’, fait de même et s’allonge au devant de la chaloupe sans nous dire aucune consigne…Bigo et moi éclatons de rire! Nous sommes seuls, au milieu de la chaloupe : lui qui Jig et moi qui a sa ligne pris au fond.  Wow toute une pêche!  Nous avons peine à croire le scénario. Nous prenons donc la décision de s’allonger, moi sur le banc et Bigo dans le fond de la chaloupe.  Je peux vous dire que ce n’était pas confortable mais pas du tout.

 Après quelques heures, à peine réussi à dormi, nous nous réveillons.  Il était 1h30. Le capitaine m’avait dit que la pêche serait bonne vers cette heure.  Nos deux pêcheurs se réveillent. Moi et Bigo sommes excités de nouveau. Enfin nous allons recommencer à pêcher!  Il nous demande alors si nous voulons continuer ou bien s’en retourner. Bigo répond que nous sommes venus ici pour pêcher du poisson.  Alors la décision est prise, nos deux amis retournent à la pipe et s’en retournent à leurs places respectives pour retomber dans un profond sommeil.  Toujours aussi surpris, nous sommes encore seul dans cette chaloupe, loin d’être confortable.

Nous sommes encore joyeux malgré nos articulations endolories et  le froid dans le corps.  Nous rions et rions, à en avoir mal au ventre. Finalement, je  décide de m’allonger dans le fond de la chaloupe tandis que Bigo prend le banc, l’endroit le moins à l’abri du vent.  Pendant au moins une heure, nous nous regardons et ne cessons de rire.

6 heure du matin, je suis déjà réveillé depuis près de 30 minutes, je mange un peu de pain sec. Bigo se réveille un peu plus tard et fait de même. Capitaine se réveille quelques minutes après Philippe et nous demande si nous voulons toujours pêcher?  Notre réponse ne change pas.  Il réalise en même temps que nous étions ancrés au mauvais endroit. Nous déménageons près d’une île pas très loin du 1er spot de pêche à environ 45 minutes.

Pour la 1ere fois  ça mordait  mais seulement des petits poissons.  Bigo réussit à en capturer un, assez grand pour entrer dans un bocal de poisson rouge!  Pour mon part, je n’ai pas fait mouche.  Notre capitaine réussit cependant à capturer un genre de poisson brun. Il était très heureux de sa capture.  Il est maintenant temps de retourner voir nos femmes sur le rivage.

Au lieu de revenir exténués d’une nuit de pêche, nous sommes revenus bredouille et courbaturés mais en mémoire, une nuit inoubliable…

 Pour notre capitaine, sa mission était remplie car en réalité, c’était nous les poissons…

CHAMBER

Le retour...Bigo un peu cerné    Le retour des petits pêcheurs !