The Devil’s slide

Pacifica

 

Une très belle nuit de sommeil…il est 7h du matin, petit déjeuner continental. Il fait beau soleil 13-14 degrés.  Avant de partir, nous vérifions la pression des pneus, il manquait pour la plupart plus de la moitié de la pression.  Y’a quelqu’un qui n’a pas fait son boulot…  Nous faisons un petit détour vers la plage, un petit café, un incontournable vous allez dire.  Nous prenons notre temps, il est environ 10 h 30.  Le temps est de notre bord, il fait beau soleil et ça nous aide vraiment à apprécier notre épopée.  Nous nous engageons vers l’aventure.  Nous arrivons à Montara.  Le paysage est fantastique.  Les surfeurs se font plaisir. Nous croisons 2 jeunes de 10-13 ans à vélo, planche sous le bras.  Nous sommes ravis par ce que nous voyions. 

Nous arrivons à une croisée de chemin, soit piste cyclable ou la côte du Devil’s slide.  Il n’y a pas d’accotement sur cette route, alors le choix est simple : la piste cyclable.  Après 50 mètres, voilà le premier test de notre cours avec Patrick deLa Source du sport.  Maheva fait une première crevaison.  Nous prenons le temps de sortir le dîner en changeant notre ‘’flat’’.  Un jeu d’enfant…merci Patrick!   Finalement, quelques personnes sont passées pour nous dire que nous n’avions aucun autre chemin que d’utiliser la côte (DEVIL’S SLIDE). 

Alors, l’ascension débute.  Aucun accotement, les pieds dans le mou et les vélos dans le chemin donc c’est notre bras gauche qui prend toute la charge. Le poids de ma remorque est trop lourd pour ma forme physique, ça fait 2 jours que je roule à 2 vitesses… Après 30 minutes de marche, je suis sur le bord de craquer. Mes bras vont lâcher, les autos nous dépassent de près. La pente est abrupte. Moi et Éric avons des souliers à clip ce qui nous donne zéro adhérence…nos souliers sont faits pour pédaler!  Je vous le jure c’est la misère. 

Le pire dans tout ça, c’est moi la mère, celle qui doit être forte. Ben là, je craque, je pleure.  C’est comparable à une 1ere journée de planting avec en plus la responsabilité de 4 enfants et le danger des voitures qui nous dépassent aux 20 secondes. La seule solution pour me sortir de cette impasse : je prie. Et oui je retrouve la foi pour une heure encore. Éric réussissait à prendre de l’avance, de trouver un élargissement afin que Maheva et Isaak  soient en sécurité et de venir m’aider. Il montait mon vélo et moi celui à Fiona.

Arrivés au sommet, nous n’étions pas complètement soulagés dû à la descente qui nous attendait. Alors, quelques asiatiques qui s’étaient arrêtés pour prendre des photos nous ont escortés pour la descente, question sécurité.  Oublié ça, nos asiatiques ont abandonné après peu, car tout le monde les klaxonnait.  Finalement, nous sommes arrivés en un seul morceau.  C’est difficile de planifier une journée lorsque tu passes des heures à marcher au lieu de pédaler! 

Arrivés à Miramar, des gens nous disent que la route est sans embrouille jusqu’à Half Moon Bay. Mais le temps nous rattrape et nous devons monter le campement.  Pas le plus chic des endroits, mais nous nous sentons en sécurité. Un seul détail, une sirène pour bateaux    sonnait toutes les 30 secondes.

La nuit est très fraîche, un 5 degrés.  Isaak en plein milieu de la nuit fait une sortie en règle, cagoule à la tête, nous aurions dit Spiderman.Éric a bien ri... Tout ira pour le mieux le reste de la nuit.

 La vie est intense, nous apprenons en famille, les enfants semblent inébranlables pour l’instant. 

 

Chut! Chut! Je vous le jure, nous allons réussir.  Ne doutez pas de la force d’une famille!

Éric et Véro xxx

Fiona prête à partir