Tout ce qui monte, redescend!

                Blog 9

Crevaison

Jours pédalés : 9

Jours de congé : 3

Crevaisons : 4

Km parcourus : 268

 

Nous sommes à Sea Side, un départ de feu. La température est avec nous. Un beau vent nord-ouest nous favorise. Nous arrivons à Monterey. Encore là, la route #1 et la piste cyclable sont un méli-mélo. Notre but est de se rendre à Big Sur, célèbre pour ses hauteurs, ses forêts enchanteresses de séquoias géants dans lesquelles nous pouvons facilement imaginer Bilbo le Hobbit!

Tout va très bien jusqu’à Carmel. Je ne sais pas pourquoi, mais dans ce voyage, les gens ont la manie de vouloir nous aider et de nous guider vers de fausses routes. Une gentille femme nous fait quitter la route # 1 pour nous faire passer par le village de Carmel. Selon elle, c’est plus sécuritaire. Sans hésiter, nous changeons notre itinéraire pour redescendre les 400-500 pieds d’altitude que nous avons montés juste auparavant. J’étais un peu fâchée, pour ne pas dire pas mal fâchée, du fait que nous venions juste de retrouver notre chemin et de monter une côte assez difficile merci. Sans oublier qu’une heure auparavant, un homme nous avait mal indiqué le chemin. Et en vélo, revenir sur nos pas c’est plutôt frustrant. Nous nous retrouvons sur la plage. La remontée est pénible. Alors, tant qu’à y être, nous prenons le temps de dîner.

Carmel Highland, le seul arrêt avant Big sur. Nous devons faire des provisions au cas où nous devrions coucher en chemin. J’achète 1.5 litre d’eau et des œufs. Je n’avais pas pensé que nous avions tous du Gatorade dans nos bouteilles… et que nous avons des ramens au menu pour souper!

Nous sommes de retour sur la route. Nous avons une très bonne cadence. Les enfants sont impressionnants. Nous commençons à croire que nous allons réussir. Et voilà qu’arrive notre 4e crevaison. Ce n’est pas grave, tout le monde y met du sien. Pas plus de 15 minutes et nous sommes en selle. Un paysage époustouflant, le long de l’océan. Ça change des paysages monotones de l’agriculture des dernières journées! Et là, la fatigue s’installe. Il est 15hrs. Les montées sont fréquentes. Nous commençons à plier des genoux. Le sifflet de Véro se fait entendre. Le temps à raison de nous. Il est 15 h 45.

Il est temps de monter le camp et il n’y a pas de camping avant des kilomètres. Une station météorologique se trouve à quelques centaines de pieds de nous. Le terrain est très escarpé, mais c’est le seul endroit sécuritaire où nous pouvons dresser notre camp. Le chemin qui y mène est barré. Nous réussissons à passer nos vélos en dessous de la barrière, et même que les remorques peuvent passer elles aussi, après en avoir retiré les roues. Les enfants sont inquiets. Ils ont l’impression de violer la propriété  d’autrui. Surtout qu’il y avait des détecteurs de mouvements après la barrière. 

L’installation du camp se fait rapidement. Un seul petit détail. Il y a une très bonne pente. Alors, vous pouvez imaginer une nuit sur des therm-a-rest…Je vous jure que la nuit ne fut pas de tout repos. Nous sommes à court d’eau. À peine assez pour le souper. Nous allons devoir rouler les 13 premiers kilomètres à sec!

Le lendemain matin, un pick-up arrive avant que nous ayons le temps de lever le camp. Un latino, un peu western sur les bords,  était très surpris de nous voir de l’autre côté mais il n’en n’a pas fait un cas.

Isaak est en feu tandis que Fiona semble au bout du rouleau. À chaque montagne, Isaak s’empresse de redescendre et de venir aider. Le simple fait de faire 13km le motive. Mais  Big Sur est un peu plus loin que nous croyions. Nous arrivons finalement vers les 11 h du matin. Nous étions vraiment contents d’arriver. Le seul problème c’est que nous sommes la veille du Jour de l’an et qu’il n’y avait pas d’hôtel de disponible. Les enfants étaient très déçus. Le seul hôtel de disponible était à 280$ sans Wifi ni télé. Alors, nous décidons de continuer notre chemin jusqu’au bout de Big sur, c'est-à-dire 750 pieds d’ascension pour aboutir à planter notre tente sur le bord de la route…

Le lendemain, une pluie incessante nous enleva la possibilité de continuer notre route. Nous devons rebrousser chemin. C'est-à-dire retourner à la case départ et ne réclamer pas 200$. Donc, encore une fois redescendre ce qui nous avions si difficilement accomplis!

Alors, la pluie nous cloua 2 jours à Big Sur. Le temps de reprendre nos forces et de sécher tout notre attirail. Le temps de profiter du jour de l’an comme tout le monde : jouer aux cartes, jouir d’une bonne bouffe et siroter du bon vin !  Bonne année!

Le positif dans tout ça c’est : Tout ce qui monte, redescend!

 

Véro et Éric xxx

p.s. vous pouvez voir plus de photos sur mon facebook, ou sur le facebook du GÉCO.

Famille avant le stop Meteo