Blog de vie et de voyage

mardi, 26 janvier, 2010 - 07:01

Vue de Virapuragaddi.

«  …l’égo cherche constamment à s’assurer de son existence afin de pouvoir continuer à dire « moi ». Or, les deux seuls moyens par lequel il peut  se prouver qu’il existe sont, d’une part, de regarder  le passé pour y décider quels faits  participent à ce qui est son histoire et, d’autre part, de se projeter dans le futur pour être certain de pouvoir poursuivre ce      tte histoire. Et le présent? Oublié, escamoté, piétiné! » Thierry Janssen

Après notre séjour à Goa, nous sommes partis en train dans la province du Karnataka direction Hampi. Le train est un incontournable comme moyen de transport en Inde. Nous avons opté pour l’option couchette ce qui nous assurait une place. Cependant, nous avons dû délibérer avec des indiens afin de réclamer notre place étant donné que nous avons trouvé notre wagon à la dernière minute dû à un manque flagrant d’indications, toujours selon nos critères occidentaux bien sûre!

Le voyage de 7 heures s’est bien déroulé. Nous étions affamés. C’est Dahlia qui a osé essayer la nourriture vendu dans le train : «  Je veux ça ». Elle pointait un chausson frit appelé samosa. Il était rempli de légumes épicés. Pour ensuite faire la même chose avec des galettes frites de patates noires et brunes. Le tout s’est avéré tout de même mangeable. Fiona a osé y goûter mais sans plus.

Arrivé à Hospet, nous prenons une auto-rickshaw comparable à un 3 roues avec une banquette arrière. Comme d’habitude, nous sommes surchargés pour l’espace disponible.

Arrivés à destination, nous devons prendre une chaloupe afin de trouver un Guest house pour dormir. Les traversées se terminent à 18h. On nous avait fortement suggéré de dormir l’autre coté  de la rivière?

L’endroit est sympathique comparable à San Pedro au Guatemala mais en 30 fois plus petit. Épuisés de notre journée, nous nous arrêtons au premier Guest House qui s’avère  parfait pour nos besoins. Un grand lit avec moustiquaire, chambre de bain et un petit matelas déposé au sol pour les filles (600 roupies=15$). Enfin une nouvelle maison. Nous nous sommes rendu compte que ce sont les déplacements les plus difficiles. C’est pourquoi nous sommes toujours heureux de retrouver un petit chez-soi pour l’instant d’un moment…

 Le village se nomme  Virapuragaddi. Seulement 2 rues de terre battue entourés de rizières. Il n’y a pas d’électricité de 13h à 19h et de 1 heure à 7 heures du matin ce qui ralentit forcément le rythme. La température est clémente et les nuits sont fraîches…Nous sommes à quinze minutes, comprenant le voyage en chaloupe du village convoité : Hampi.

 

Hampi est une cité du 12e siècle où l’on retrouve de fascinantes ruines de Vijayanagar. En plus d’avoir une imprésionnante quantité de vestiges historiques, la région est entourée d’immenses  montages de rocs semblables à des menhirs comparables à un paysage des Pierres à feu étalé sur près de 40 km.

Selon le Lonely Planet,  le site a été classé patrimoine mondial en 1986. Toutefois, seulement  58 des 550 monuments sont protégés. Les commerces installés à Hampi Bazar ont reçu les avis d’expulsion et un nouveau complexe répondant aux besoins actuels de la région est en cours de construction, à l’écart des vestiges historiques.

Nous sommes bien!

À suivre…

Véro xxxx

NousFiona et DahliaHomme et son petit fils

vendredi, 22 janvier, 2010 - 00:40

Fête a Dahlia

 

Bonjour , ici tout va bien. Nous avons trouvé notre vitesse de croissière. Ne vous inquiètez surtout pas.

La famille en cavale xxxxx

Fête a Dahlia trip a trois!Gars du marche

 

mercredi, 20 janvier, 2010 - 12:06

Dahlia et Fiona avec femmes de GOA
 

Dahlia demande à Eric en le voyant lire son livre en silence:" Papa, pourquoi tu ne parles pas au livre?"

Nous sommes maintenant dans la province de Goa. Anjuna est une place assez touristique ce qui facilite notre arrivée. Cet endroit de l’époque hippie est reconnu pour ses « raves ». Mais depuis peu, le gouvernement a banni ces rencontres connues mondialement. Il les permet seulement durant le temps de Noel.
 L’endroit est comparable à Montezuma au Costa Rica ou Zipolite au Mexique sauf qu’il est imprégné de la culture indienne : avec ses vaches sacrées qui envahissent les plages et les routes, ses femmes multicolores ornées de bijoux, , son thé Chai, son poulet Tandoori, spectacle de tablas et sitar et soirée fumant la shicha…


Nous restons dans des tentes blanches semblables à des tentes « prospecteur ». Le propriétaire vient du Rajasthan, situé dans le nord de l’Inde. Il passe 6 mois dans le sud, le temps de la période touristique.


La première journée est difficile d’adaptation. Je dois me libérer de cette tristesse qui m’empêche de voir plus loin et de vivre le moment présent. Ici, étant donné qu’il y a moins de population par km carré, la misère est moins apparente.
Ce qui m’agace, ce sont les vendeuses sur le bord de la plage. Elles te harcèlent jusqu’à temps que tu achètes quelque chose : bijoux, vêtements, crème glacée etc. Je suis prise par ma conviction de ne pas consommer et le besoin d’aider ces femmes. Éric lui trouve son compte. Il s’amuse à négocier, ce que je déteste faire. Il se dit : « si j’achète à une, j’aurai la paix »: faux. Au contraire, elles ont trouvé le parfait poisson. « Come to my shop, come to my shop later! » Elles te font promettre de venir les voir à leur magasin. Nous y allons. Et  elles osent revenir te voir le lendemain…Alors nous nous sommes donnés comme mission d’être égale avec le plus grand nombre d’entre elles et d’aller au moins une fois dans certaines « shop ». En fait, ça nous permet de créer des liens.


Mise à part se désagrément devenu rapprochement, nous prenons plaisir à découvrir les alentours. Éric a loué un scooter ce qui nous facilite les déplacements. Et oui, 4 sur le scooter n’est pas chose courante par chez-nous. Ici, c’est un des moyens de transport familial.


Nous avons trouvé un sympathique endroit pour faire du yoga. Le centre Wave flow tenu par un couple : Yael, une israélienne et Karen un californien. (www.acuyogawaveflow.com) J’ai enfin réussi à convaincre Éric et Fiona d’essayer. Ils donnent également des cours sur diverses sortes de respirations et sur l’acupression. Dommage que nous n’avons pas le temps de poursuivre nos connaissances...
Sinon, nous prenons le temps de vivre la culture indienne. Nos huit jours ici nous permettent de rattraper le temps perdu dans les devoirs de Fiona et donnez une stabilité dans les siestes à Dahlia.

Nous avons passé un séjour très agréable. Nous sommes maintenant près à de nouvelles découvertes!

À bientôt

Véro xxx
... marchés bondés d’épices...

dimanche, 17 janvier, 2010 - 05:06

Eric se fait seduire par un dompteur de cobra, Mumbay 

 «Il ne nous est plus possible de nous contenter d’exprimer les joies et les peines de l’humanité sans tenir compte de la natureJohn K. Grande

Les heures qui suivent sont les plus difficiles depuis le début de notre voyage…

Nous voulons à tout prix trouver une autre place où dormir. Alors dès notre levé, nous partons en expédition.  Il est difficile de trouver quelque chose d’ouvert. Nous avons donc erré un bon moment avant de trouver un guichet automatique et une place où manger.

Une fois le déjeuné prit, il était temps de faire le ‘’check out’’ à notre hôtel. Alors, nous avons décidé d’aller à la gare de train afin de partir de Mumbay au plus vite, étant donné le prix astronomique des hôtels et le dégout pour cette trop grande ville. Nous négocions notre taxi pour la gare : 60 roupies = 1.50$. Les taxis ressemblent à de vieilles Lada noirs et jaunes. Le trafic est assez impressionnant. Tout le monde klaxonne en tout temps. C’est la cacophonie!

 Il fait près de 37 degré. L’air est humide. Bref, le temps est insupportable! Surtout qu’on m’a fortement suggéré de couvrir mes épaules afin d’éviter les regards voire même d’éviter de me faire ‘’pogner les seins’’.

Arrivés à la gare, nous nous rendons compte que le train de nuit part seulement à 23 heures. Cependant, aucune place disponible avant lundi soir. Ce qui nous obligerait à rester deux nuits de plus à Mumbay…hors de question!

Plusieurs personnes essaient de nous aider. C’est devenu un "side line" courant ici, je pourrais même dire un gagne pain principal. Ils observent les touristes et nous aident à nous orienter etc. Nous avons donc décidé de suivre cet homme afin de prendre un autobus de nuit en direction de Goa moyennant une couple de roupies.

Un petit kiosque faisant office d’agence de voyage à moitié bric-à-brac nous offrait un forfait de nuit avec couchette pour 1300 roupies =33$ par place. Nous réservons donc 3 couchettes…

Le départ aura lieu non loin de là, au métro cinéma, à 20 heures. Ce qui nous donne 7 heures à tuer. Nous marchons avec nos valises jusqu'à un immense arbre dont deux hommes jouaient paisiblement aux cartes. Nous nous assisons sur nos valises question de faire passer le temps. Il y un enfant qui joue non loin de nous. Il est presque dévêtu. Il a à peine 2 ans. Il est laissé à lui-même. Je crois que nous sommes assis dans le carré imaginaire de son territoire. Pendant que j’essaie de retenir Dahlia de rester près de moi et d’arrêter de jouer avec les déchets autour de nous, Éric va s’informer à un hôtel non loin de là pour y laisser nos bagages. 

Nous devons retourner à la gare afin de  pouvoir mettre nos bagages dans des casiers. En vain, nous ne les avons jamais trouvés.

 Pendant ce temps, un chauffeur de taxi rodait près de nous afin de nous faire faire le tour de la ville. Nous avons donc décidé d’embarquer avec lui afin qu’il nous amène à Chowpatty Beach. Une autre traversée en taxi toujours aussi mouvementée!

La plage était presque vide. La chaleur est insupportable. Le smog est visiblement assez important.

Nous décidons de s’assoir sur une payasse près d’un petit stand de nourriture comparable à nos roulottes à patates frites. On nous apporte le menu. Nous n’avons aucune idée de ce qui y est écrit. Alors Éric commanda pendant que je partie en expédition avec Dahlia afin de trouver une toilette.

Avec chance, il y avait une toilette publique non loin de là. 3 roupies pour entrer. Le plancher est rempli de savon. Il y a une femme et son enfant dévêtus. Ils utilisent l’eau afin de se laver et de laver le peu de linges qu’ils possèdent. Description des toilettes : un trou dans le plancher.

 Pour moi ça passe mais pour Dahlia c’est toujours un tour de force d’aller à la toilette. Une fois sur deux, elle tourne les talons et refuse d’y aller! Ouf!

De retour à la payasse de réconfort, le repas est servi. Une assiette de nouilles jaunes épicées et des boules de patates pilées dans une pâte frite arrosées d’une sauce de yogourt et d’une sauce sucrée. Le tout est assez ordinaire. Les filles ne veulent pas manger. Dahlia réclame sont lait de soya. Malheureusement la réserve est presque épuisée et nous voulons garder les deux boîtes à boire pour le trajet d’autobus d’une durée de 13.5 heures.

Des enfants de la rue rodent autour de nous. Nous décidons de leur offrir une partie de notre repas. Les 4 gamins se sont chamaillés pour manger. Fiona voyant le scénario constata que le plus petit n’a presque rien eu. Elle veut donc aller lui en apporter d’autre. Ce qu’elle fait.

Nous sommes rendus le parc d’attraction. Le monde veut prendre des photos de Dahlia et de Fiona. La scène dure près 1\2 heure. Une quinzaine de personnes sont tous autour de nous. Certains osent s’assoir avec nous. Ce fut un des moments le plus sympathique de notre journée!

Après, nous marchons dans le but de trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour notre voyage en autobus. La seule chose que nous trouvons : de l’eau, des chips et des bananes.

Enfin l’heure de la rencontre arrive.

Il fait noir et les rues nous dévoilent toutes la misère du monde. Des familles complètent sont rassemblées sur le trottoir autour de rien, parfois d’un feu et d’une casserole. Une femme seule dort sur une payasse. Les enfants pissent dans la rue. Un homme rampe sur ses fesses avec des sacs en plastique dans ses mains. La seule chose qui nous ravit c’est qu’à cette heure là, ils ne quêtent plus! Je m’excuse de penser ça.

La misère m’envahit…je suis triste. Je me sens impuissante face à autant de pauvreté. Fiona réussit à canaliser sa tristesse en donnant le jus que nous avons reçu dans l’avion, une revue avec un crayon feutre et sa petite monnaie.

 La ville est sale. Il n’y a aucun système de gestion des déchets apparant sauf les pauvres qui ramassent les bouteilles de plastiques soit pour les revendre soit pour les réutiliser.

L’autobus est prêt à l’embarquement. Il n’y a pas de toilette dans l’autobus. De plus, nous nous rendons compte que nous avons seulement des couchettes. Nous qui croyions que c’était une alternative. En plus, l’autobus est rempli. Donc, moi, Fiona et Dahlia devons se partager 2 couchettes ce qui correspond à 40 ‘’X 70’’. Éric lui partage sa couchette avec un hollandais d’âge mûr de 6’2’’. Le trajet est épouvantable. L’air climatisé dans le piton droit dans nos oreilles. L’autobus se balance de droite à gauche comme tangue une chaloupe. Bref, un dur moment pour la famille. Nous sommes arrêtés 2 fois pour aller à la toilette mais les 2 fois les filles n’ont pas voulu rien faire du à l’insalubrité de celles-ci.

Vers 6 heures du matin, après 10 heures de route, trois hommes nous réveillent en panique comme si nous étions dans une embuscade. Ils pointent Dahlia : ‘’ Baby Baby drop drop polio! J’étais endormie, je leur dis le nom de notre destination. Tandis qu’Éric me demande le carnet de vaccination. Ils veulent donner des gouttes pour la polio. Enfin compris, je dis qu’elle l’avait déjà reçu.

Nous sommes finalement arrivés à destination avec une immense joie. Même-ci l’Inde et en famille c’est du sport, nous sommes tout de même contents d être ici.

Le beau dans tout ce que nous vivons c’est qu’à chaque nouvelle expérience, une mise à jour (" up date") est faite de façon automatique ce qui nous permet de nous redéfinir constamment.

P.S. Merci à ma nouvelle amie GRAVOL, il m‘est maintenant impossible de voyager sans elle!     Vero xx

 

 Smog Chowpatty beach, Mumbay

 

jeudi, 14 janvier, 2010 - 12:16

Chambre d’hôtel à travers le miroir désuet par Dahlia ( 3 ans le 17 janvier)

 

Arrivé à Mumbay : minuit.

Nous n’avons pas d’hôtel de réservé. Étant donné l’heure, nous décidons de faire affaire avec l’homme du comptoir touristique situé à l’aéroport. Avec leur téléphone, Éric appelle dans les hôtels que le ‘’Lonely Planet’’ annonçait. Mais aucune disponibilité. L’homme du bureau touristique est très serviable. Il téléphone donc à plusieurs autres places avant dans trouver un à 50$ (ce qui est très cher pour l’Inde).

Même si nous trouvons ça un peu cher pour notre budget, nous acceptons.  Il nous aide également à trouver un taxi avec ‘’meter’’. Ce qui veut dire que le chauffeur est obligé de mettre son compteur ce qui nous évite de devoir négocier avec lui. Il nous rassure que ce genre de taxi est beaucoup plus sécuritaire. Surtout à cette heure-ci! Bref, nous pratiquons le lâché prise et nous mettons notre pleine confiance en cette personne.

 La conduite du chauffeur est complètement cowboy! Soit que leurs feux de signalisation ont une autre signification soit que le chauffeur de taxi  a brûlé pas mal de lumières rouges?

Près de 45 minutes de taxi, nous arrivons finalement audite hôtel avec joie. Les rues sont bondées. Je vous rappelle qui est dépassé une heure du matin! Des personnes de toutes les religions se parlent devant la façade du building. Une femme vêtue de noir de la tête au pied portait un appareil noir devant la bouche (semblable à un immense appareil dentaire) détourne notre regard. Fiona a peur.

Moi et les filles attendons avec impatience dans le taxi pendant qu’Éric va voir la chambre. Éric revient après un certain temps qui m’a paru interminable : ‘’Je t’avertie tout de suite Véro, c’est un taudis ! Un anglais qui était à la réception m’a fortement conseillé de  prendre la chambre. Il parait que tous les hôtels abordables sont bouqués. Il a fait le tour et n’a rien trouvé d’autre. Surtout à cette heure-ci…’’

Après avoir contourné les gens et leurs regards nous avons tout de même trouvé un moment de paix dans notre petite chambre dépravée avec murs défrichis et toilette non fonctionnelle…nous rions de bon cœur! Nous sommes fiers et étonnés à la fois d’être ici…

Je pense cependant que le mot PAIX est inapproprié étant donné que les gens autour ont veillé  jusque tard dans la nuit.

Véro xx

mercredi, 13 janvier, 2010 - 12:16

Telephone aeroport de Calcutta

 

Enfin nous sommes arrivés en Inde! Ça faisait 15 ans que j’entendais ce moment! Pourtant, je n’avais jamais vraiment lu sur le pays, seulement le livre Papillon Bleu, un livre de l’époque hippie et de tout ce qui entoure cette époque…mais je crois que ça se passait à Katmandou…

Qu’est-ce qui m’attiraient dans ce pays ? Les couleurs, les femmes habillées en saris multicolores, la spiritualité, le yoga, les religions multiples, la philosophie de Gandhi, la nourriture? En fait, je ne mettais jamais posé la question…

Nous sommes donc partis de Bangkok vers les 16h en direction Mumbay avec une escale à Calcutta (Kalcata). Déjà dans l’avion nous étions imprégnés de la culture indienne. Nous avions le choix d’un menu veg ou non veg . Poulet macéré dans le yogourt accompagné d’une salade blé d’inde et patates et du taboulé. Jusqu’ici ça allait, sauf pour Fiona…la nourriture indienne s’annonce difficile pour elle!

Nous avions plusieurs choix d’émissions de télévision : talk show avec une belle actrice indienne, film Bollywood, plusieurs séries télévisées qui selon nos critères seraient classées série B et bien plus. Les hôtesses étaient très accueillantes. Le vol se termina avec un vaporisant chimique supposément bien odorant qui à mon avis polluait le peu d’oxygène qu’il restait!

Arrivés à Calcutta, l’avion nous laissa à l’extérieur. Une fois entré dans le simili aéroport dépravé, un homme distribuait des pamphlets. Comme à l’habitude, Éric balaya du revers de la main l’offre de l’homme. L’homme insista. En fait, c’était des documents importants qu’il fallait obligatoirement remplir pour la fichue grippe A H1N1! Un comptoir nous attendait avec un scanner qui détectait la chaleur du corps humain. Tout se déroula dans l’ordre sauf que tout se faisait au ralenti. Éric imaginais mal l’idée de nos bagages roulent seuls sur le carrousel. Bref, peur de ne plus les revoir parce que nous avions été averti de barrer toutes nos ouvertures sur nos back-packs, de transporter le moins d’argent possible parce que le vol était chose courante en Inde.

Arrivés au carrousel un employé de la compagnie aérienne Kingfisher avait déjà gentiment mis nos bagages sur un chariot.

 À notre grande stupéfaction, nous devions changer d’aéroport pour les vols intérieurs? Alors plutôt démunis, nous avons suivi d’un pas incertain le jeune homme. Il faisait noir et les lieux étaient assez insalubres. Rendu à 10 pieds de l’entré du nouvel aéroport, l’employé nous annonça qu’il lui était interdit d’aller plus loin…nous devons maintenant nous débrouiller seuls.

Les occidentaux se faisaient rares. Moi qui pensais que l’Inde était un pays grandement visité!

Le reste du voyage s’est tout de même bien déroulé même s’il nous était impossible de manger quelques choses de décents, du moins décent à nos yeux. Je n’ai même pas pu acheter une bouteille d’eau par manque de petite coupure! Il me fallait le montant exact…

L’aéroport était style des années 60. C’est assez difficile d’imaginer qu’avec la quantité de monde qui vit à Calcutta (environ 13 millions) que l’aéroport soit aussi peu entretenu! Pour ceux qui ont été à Cuba, l’aéroport de Cuba a une étoile de plus!

Nous avons eu droit à un traitement de faveurs étant donné que nous voyagions avec des enfants. Nous étions les premiers à entrer dans notre nouvel  avion. Après 2h35 de vol, nous sommes arrivés à Mumbay. L’avion a du tourner au-dessus de Mumbay pendant près d’une heure faute de pistes disponibles pour l’atterrissage! Bienvenue dans le monde indien!

L’arrivée : minuit. À suivre…

Femme dans un bus MUMBAY

mardi, 5 janvier, 2010 - 06:24

Nouveau look pour mon Chamber aussi!

Chamber new looK!

 

mardi, 5 janvier, 2010 - 06:14

Moi New Look!

Bonjour tout le monde, je vous souhaite une bonne année à tous! J'ai finalement osé le tout pour le tout! Pour ceux qui me connaisse moins, j'ai presque toujours porter les cheveux long. Après 9 ans avec longue tignasse j'ose...enfin l'emprise de l'esthétisme partie, du moins pour l'instant d'un moment!

À vous d'oser pour la nouvelle année!

Réalisez vos rêves, personne le fera à votre place...

Véro xx

mercredi, 30 décembre, 2009 - 11:36

'' Le progrès est synonyme de confort, et le confort implique un certain degré d'anesthésie''  Thierry Janssen

 

La Thaïlande offre beaucoup de forfaits de plongée sous-marine ou de snorkelling dans les îles. Nous avons choisi de faire le tour de 4 îles à bord d'un grand bateau de pêche.

La journée a été formidable. Une équipe chaleureuse et souriante, de la nourriture excellente et des plongées assez impressionnantes. Fiona était comme un poisson dans l'eau. Dahlia a voulu nous suivre...mais le simple fait d'être au milieu du Golfe de la Thaïlande suffisait à sa nouvelle expérience. Faut le faire à 3 ans !

Où est Chamber? Notre roche nationale est restée dans le bateau pour cause: une otite!

La seule chose qui nous a dérangés c'est que le guide nourrissait les poissons avec du pain. Ils font ça pour attirer les poissons autour de nous. Le problème c'est que l'écosystème est affecté du fait que les poissons ne nettoient plus les coraux ce qui cause la mort de certains d'entre eux. Du moins, c'est ce qu'un centre de plongée  nous a raconté!

À bientôt

Véro xx

mardi, 29 décembre, 2009 - 05:05

Party de Noel!

7 crimes selon Gandhis:

 ''Politics without principles

Pleasure without conscience

 Wealth without work

Knowledge without character

 Commerce without morality

Science without humanity

 Worship without sacrifice''

 

Ça faisait un bail que je n'avais pas écrit...faut croire qu'il fallait que je décroche de tout!

Ça fait maintenant deux semaines que nous sommes partis. Nous vivons à Kae Bae Beach sur l'île de Koh Chang à 5 heures de Bangkok. Nous restons dans un petit bungallow situé directement sur la plage. Le bruit des vagues nous bercent pour nous endormir...ce qui m'a grandement aidé à retrouver mon sommeil! C'est cependant le fait que mon mental arrête sa course folle d'idées qui m'a amené à enfin décrocher!

 Au début de la semaine, Éric est parti en mission à Bangkok afin de faire faire notre visa pour l'Inde. Par la même occasion, il alla rencontrer Phillippe, Bigo pour les intimes, et Joanie afin de les ramener avec lui. Ce sont des amis du Québec, partis en voyage depuis déjà 2 mois et demi. Nous avons donc fêté Noel entre amis à Porn's Bungallow. un Guest house-restaurant super sympatique à la hippie style! (pour ceux qui ont les idées tordues, la vocation du restaurant est pûrement culinaire!) Pas besoin de vous dire que la soirée fut bien arrosée et que le 26 décembre au matin fut un matin plutôt difficile!

 Sinon, la vie est bonne. Nous sommes heureux d'être ici même si on pense trés fort à vous dans cette période de rencontre familliale. Nous savourons notre moment d'acalmie avant notre expédition en Inde prévue pour le 8 janvier2010.

La nourriture est succulante. Les thais sont toujours aussi accueillants. Presque chaque matin, nous allons prendre notre café au Lanna Café. C'est un petit café qui sert du café biologique et qui vend des produits Fair Trade. Le proprio prend le temps de nous renseigner sur la politique thailandaise. Chose que nous trouvons essentiel! Pour faire une histoire courte, le roi se meurt ce qui cause un climat d'incertitude. Il y a au moins deux possibilités: Soit que c'est le prince qui prend la rèleve ou la princesse. Cependant les deux on une vision opposée de la vie. Le Prince a un penchant pour les gens riches et l'abondance. Il a été sous l'aile de sa mère qui aime porter des vêtements griffés. Les deux sont plus ou moins intéressés par le tourisme, maintenant primordiale pour l'économie thailandaise. La Princesse, couvée par le Roi, tant apprécié par le peuple thailandais depuis prêt de 60 ans, fut élevé par des valeurs justes pour ce peuple. Les pauvres ont leur place autant que les riches ce qui rend ce pays ci attrayant pour nous tous. Qui sera l'élu? Espérons pour nous qu'ils auront une Reine, car l'avenir du touriste thailandais sera en voie d'instinction Une chose est sûre, un nouveau Roi, une nouvelle Reine, les deux créerons un climat très incertain. Le régime politique est toutefois au-dessus de toute cette hierarchie. Le gouvernement ne peut contredire la monarchie mais elle est la loi. Elle est celle qui fait règner l'ordre et la paix. dans ce changement au sein de la monarchie personne ne peut nous donner exactement ce qui ce passera ici dans les prochaines années. L'an passé par exemple, le gouvernement a bloqué la sortie au tourisme français à Bangkok, donc tous ceux qui étaient prêt à sortir du pays furent bloqués à l'aéroport pendant plusieurs jours. Ce qui a eu une grande influence sur le tourisme depuis cet incident. Des pays comme la Thailande il en reste peu, espérons que tout ira pour le mieux et que les thailandais mettrons une Reine sur le trône ! Le tourisme c'est bon pour l'économie mais est-ce bon pour l'environnement?

 Sur ce bonnes vacances des fêtes!

Véro et Éric xxx

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